Des vins, bordel !

Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 11:22
La Touraine a encore frappé à ma porte hier soir ami Lecter, amie lectrice...
J'ai en effet décidé d'ouvrir un Tandem de Christophe Foucher pour accompagner mon tajin kefta.

Rencontré au dernier Salon des vins de Loire, Christophe Foucher produit des vins naturels (?!) : ses fûts sont méchés et yallah ! C'est un vigneron très sympa qui a pris le temps d'échanger malgré sa fatigue (on l'a chopé le denier jour en fin de journée).


J'ai déjà bu à pls reprises son Gamay et goûté nombreux de ses blancs.
Mais ce soir, j'fais la poule : à moi sa cuvée Tandem en 100% côt.


Typique du côt, on retrouve les fruits rouges frais, les épices et l'animal (léger) avec cependant un peu de volatile qui gâche le goût de ce plaisir. Et encore, j'ai carafé...
Conformation en bouche, limite perlante (présence de CO2), avec une prégnance d'acidité qui emporte tout.
C léger, gouleyant, ça coule de source avec une structure allégée mais la finale acide gâche ce bonbon vinesque.
J'préfère le Gamay.
Ceci étant, c un bon vin d'picole !



Et ça améliore la soirée entamée sur un Crémant d'Alsace rentré récemment et dont je tairai le nom par décence.
Une véritable daube levurée et sulfitée à mort ! Bobo la têtête un peu ce matin...
En plus, on a failli rouler sous la table avec 1/4 de verre de cette odieuse engeance... un comble, isn't it ?!
No foto, zou !


Allez, pour finir sur une note positive, j'vais revenir sur une de mes douceurs de fin de soirée.
Celle qui permet de s'dire kon va s'quitter en beauté...
Sky Bowmore Enigma.
Whisky écossais de l'île d'Islay, tourbé certes mais sans que le goût de cendres emporte tout, il est sur des arômes d'agrumes et de vanille mais avec une pointe acidulée.
C nôrmal ! C un sherry oloroso, un sky vieilli 12 ans en fût de sherry !
Ce sont mes préférés car l'acidité du sherry joue à cache-cache, se mêle à la rondeur du bois et l'expression de la tourbe et les adoucit.
Un grand Islay qui joue donc sur la douceur plutôt que sur la lourdeur.
Pour moi, un classique douceureux de fin de soirée !!!

Allez, m'en vais préparer le repas de ce soir, y'a du taf en prévision... pis, j'ai mon dernier livre à finir donc je te laisse, ami Lecter, amie lectrice en te rappelant que lire et boire maintiennent les formes alors ben y'a kà !


Par J-C - Publié dans : Des vins, bordel ! - Voir les 1 kienditkoi - 1 comm ?
Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 14:16
tenait en son chai des splendeurs.
Maître Fines, par tant d'arômes alléché, nous emmena le visiter.
(...)
J-C du Puitpresquesansfond (1970- ?)


Avec cette sortie, nous avons ptêt déjà (l'avenir le dira) atteint avant-hier le zénith oenophile de notre formation, aux deux tiers achevée. Ce s'rait vraiment pas cool d'autant kon commence à câler sur certains sujets...

Et c koi cette apogée, te demandes-tu certainement, ami Lecter, amie lectrice ?
Ben voilà, on a rendu visite hier après-midi à monsieur, Maître, MAÎTRE Patrick Corbineau, vigneron à Candes Saint-Martin ! Et encore, Maître, c'est un putain d'euphémisme !


















Depuis hier matin 06:00, je me triture la cervelle pour savoir comment je vais te narrer cette après-midi d'oeno-tourisme Candais (37)...
...

L'homme, c pas la peine d'en parler, tu trouveras sur la toile des articles te décrivant par le menu (non) détail la personnalité attachante de ce vigneron de l'instinct, comme il se plait à le dire -à la Cantona (de)-.
De façon assez sybilline, il fait son vin comme il l'entend et basta !
Donc, conduite de la vigne bio (enherbement, fumier etc. -bouillie et soufre si nécessaire-), vendanges manuelles, vinification sans ajout de produits chimiques ni manipulations déstructurantes (délestage par ex.) et on laisse faire la nature !!
Intervention humaine minimale (kil dit hein) mais y'a qd même des trucs kis'font pas tout seul (chaussage par ex.)...

Les vignes, du coup, c pas la peine d'en causer, des tofs en parlent mieux.
Alors, tiens, prends ça dans ta face !


Pis ça !


Pis, ça aussi, allez ! Et en grand encore en plus !


Ptain, çke c bô, çke c bô !!!

Et ses vins, m'diras-tu, ami Lecter, amie lectrice ?!
C là k'ça s'gâte... ma plume hésite...

Nous avons dégusté une vingtaine de cuvées.
Des Touraine, blancs rosés et rouges.
Des Chinon, rouges. Pis, re des Touraine rouges.
Pis re des Chinon rouges.
Pis re re des Touraine et des Chinon rouges.


Un "Voulez boire aut'chose ?!" lâché comme ça pour la forme alors que not'Patrick a déjà fait 10 a/r dans sa cave sans rien demander...
Et plop ! et plop ! et plop ! et plop...
Ptain, une farandole de quilles toutes plus belles les unes que les autres !!!
2008, 2007, 2006, 2005, 2004...


Hormis les précieuses, tout ce qui traînait dans sa cave est passé dans not'garganet. Et ça n'a jamais été facile de recracher... pour te dire !

Bon et alors, hein ?!
Alors... alors, ayant moins bien goûté les blancs et les rosés, je passe (les malo n'étaient pas faites ou la vinification pas achevée)...
Mais ça semble prometteur compte tenu de la structure et de l'acidité.

Globalement par contre, et j'y reviendrai, concernant les rouges, g des trucs à dire :
Les vins de Patrick sont sur les fruits rouges mûrs -à noyaux majoritairement-, très mûrs même (voire extrêmement mûrs parfois).
Une impression terrible de croquant et de juteux comme quand on engloutissait les cerises surmûries piquées en loucedé sur l'arbre de sa grand-mère ou du voisin !
Très très expressifs, mais sans surextraction, z'ont d'la structure : les tanins sont très très très fins sur les Touraine leur apportant ainsi une rondeur angélique ; plus présents mais très fins et fondus, ils apportent en plus aux Chinon ce squelette typique magnifié par les arômes d'épices douces.
C rond, long, droit, bon... ça vous emplit le four comme les grands vins peuvent le faire et ça dure dure dure...
Comme pourrait l'dire Hubert de Montille, c des vins comme ça et comme ça !

C'est des putains de vins de raisin, koi ?! Et des 100% CF (Cabernet Franc) pourtant...

J'en reviens du coup à une remarque déjà formulée ici au sujet d'un autre vin : comment certains viticulteurs peuvent-ils faire, dans des conditions terroiresques quasi identiques, des vins aussi végétal alors que d'autres réussissent à exprimer le meilleur dans le vin, à savoir le raisin ?!
Fuyez ces vins au goût de fruits pas mûrs, de poivron vert (la maturité pas la couleur), de rafle...
Courez vers les vins de raisin, les vrais vins, bordel ! C là que le meilleur, le merveilleux, le sublime existe !! Allez, cours Forrest, cours !!!

;o))

Enfin, comme j'ai récemment tenté de l'expliquer à certains... tous les goûts étant dans la nature, il faut savoir rester humble et ouvert.

A noter que ses Touraine se déclinent en rouge sur plusieurs cuvées (La Croix Faucher (pas goûtée), Les Conquêtes et Les Epicières).
A noter aussi que la cuvée Les Epicières est franc de pied ce qui ajoute une pointe de sauvage, de minéral à cette merveille.


Voilà, je crois que j'ai tout dit ce que j'voulais dire.
Ah si, pour revenir sur la globalité, ce qui m'a estomaqué, c l'homogénéité de ses vins !
Je n'ai jamais rien bu d'aussi bon sur autant de quilles, de millésimes et de cuvées dégustées.
C une tuerie absolue ; ça te scotche grave au fond d'ton cal'but, tout merdeux k't'es dans tes godillots d'apprenti.
Une tuerie absolue, point final.


En dix jours, j'ai bu Patrick Corbineau et Clos Rougeard -kil affectionne particulièrement d'ailleurs- et ça m'a tout pété mon référentiel.
Après ça, hormis le fait kon peut crever béat -enfin, le plus tard possible-, mon palais n'est certainement plus le même.

Et pourtant, va falloir s'taper du bon et du moins bon pour continuer à avancer sur le long chemin de la sagesse oenophile... tout petit minuscule scarabé que je suis !

Donc... lire et boire maintiennent les formes alors ben y'à kà !!!

Par J-C - Publié dans : Des vins, bordel ! - Voir les 2 kienditkoi - 1 comm ?
Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 10:15
Il est des putain de journées ardues que des douceurs gastronomiques et vinesques adoucissent avec bonheur !

En plein prévisionnel de mon Daminou (cf. Quand ça bobosse sur une papatte...), nous avons réussi à allier plaisir et travail. Et ce fut une véritable entreprise... (promis Maman, je bois pas trop non plus).


Côté prévisionnel, nous avons bien avancé puisque nous en sommes à la V3 (3° version).
Côté plaisir, nous avons organisé jeudi midi un miam de débriefing raisonnable autour de deux slurps très sympatoches (Touraine Platine 2005 du Domaine Gibault, expression magnifique du sauvignon sur lie -fruits jaunes très mûrs-, et Saint Nicolas de Bourgueil 2000 cuvée Dyonisos du Domaine du Mortier, onctuosité des fruits rouges bien mûrs légèrement animal aux tanins fondus).

Mais cerise sur le gâteau, nous avions planifié en début de semaine un miam familial avec nos moitiés et nos descendances respectives autour d'un repas digne de ce nom (terrines de poissons maison... côte de boeuf sur braises... crumble poire-chocolat...) que de splendides slurps ont su magnifier !

Et là, là, je sens que tu salives, ami Lecter, amie lectrice...
Hé bien... t'as bein raison ! Oh ptain, c'était Noël !!!
Songe que la famille Foucault a doublement tapé à notre porte grâce à mon Daminou...
Deux Clos Rougeard dans sa hotte, fier comme Artaban, notre père Noël du jour nous a régalé à un point -pour ma part- jamais atteint !!

Mais ce ne fut pas tout...

Toujours dans un esprit pédagogique, nous avons d'abord cédé à l'obligation de goûter au soda américain de France, le Tariquet... tout en le comparant à un vin plus artisanal de même facture.
Thierry a bien résumé le Tariquet " c'est un vin séquentiel ! " des fruits sucrés puis de la fraîcheur puis des fruits sucrés... on peut comprendre que ça plaise... c'est fait pour en tout cas.
Quant au vin dégusté en parallèle, le vin de pays des Côtes de Gascogne cuvée L'étoile du Domaine de Joÿ, ce fut autre chose (ça faisait très sauvignon alors que c'est aussi un Colombard-Ugni-blanc-Gros Manseeng) mais tout compte fait pas mieux !
Bon... on va pas s'étendre... ça, c'est fait, point final !


Du coup, nous nous sommes vengés sur un Savennières La Croix Picot 2006 du Domaine Jo Pithon.
Et là, ce fut digne d'un apéro augurant d'une soirée dantesque !
Minéral à souhait sur une belle expression fruitée du Chenin, il tutoie les sommets des Joly, Laureau, Mahé ou Morgat. Fin -très fin même-, tendu, riche et acide... sur du miel fin, des agrumes, des fleurs blanches... de l'or en barre !!
Je reste tout de même sur mon impression plus élégante encore du Savennières du Domaine du Gué d'Orger voire du Savennières de Damien Laureau cuvée Le bel ouvrage, mal goûté précédemment.


Passons à table pour notre entrée, assiette de terrines de poissons et de saumon fumé !
Arrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrgh... C tipar avec le premier Clos Rougeard... une squaw, un Saumur blanc 1997 !!


Pour Thierry et ton serviteur, ami Lecter, amie lectrice, ce fut la tuerie de la soirée... pour moi, la tuerie de l'année voire la tuerie des tueries jamais bues !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J'en suis resté comme deux ronds de flan !!!

A mon sens, apogée vinesque de ce repas, j'ai mis un temps à finir mon verre pour goûter, regoûter, re-regoûter, apprécier ce moment de délectation jouissive, de paix intérieure, de nirvana... bref, de plaisir AB-SO-LU !

Les arômes tertiaires du Chenin sont présents et fondus (menthe, fruits confits, miel, fumé, vanille...), la rondeur est digne de celles des plus belles femmes peintes par Rembrandt, la finale est d'une longueur extatique et la bouche n'en peux plus de tant de merveilles sur ses papilles.

Que dire de plus... pas grand chose tant les mots manquent de prime abord pour décrire un tel nectar... j'ai eu l'impression de me faire conduire au Ritz dans une Rolls-Royce Phantom ancienne facture...
Donc silence.


Après ça, la suite s'annoncait belle avec son frère peau rouge un Saumur-Champigny Clos Rougeard Les Poyeux 1996 qu'une ptain de côte de boeuf allait accompagner à merveille.
Ce fut grandiose, un vin dont l'expression du Cabernet Franc est sublimée !
Tout en finesse, ce cépage vendangé trop souvent pas assez mûr prend une autre dimension.
Des fruits rouges mais très subtils, des tanins soyeux et des épices douces, ce vin est aérien et suave comme une brume matinale d'automne sur des vignes ligériennes.
Après ça, certaines quilles vont être difficiles à boire...

D'ailleurs, le Bourgueil 2004 La Coudraye de Yannick Amirault a été mis de côté pour le lendemain afin de ne pas gâcher ce plaisir immense !
Là encore, un très très bon vin sur des fruits mûrs et des tanins assouplis, rien de végétal, rien de ces Bourgueil tanniques et asséchants kon nous sert partout !!


Pas en reste sur le dessert, le crumble poires-chocolat, nous avons achevé le repas sur un Côteaux du Layon Faye Domaine des Logis 2003 cuvée Louis des frères Touret que j'adore.
Pour moi, un des meilleurs Layon, déjà goûté précédemment, il avait encore évolué... très sur l'ananas et le miel avec un bel équilibre sucre-minéralité.
Seuls certaines douceurs des icônes Baudoin, Ménard, Osterlinck et cie le dépassent à mon sens !

Voilà, j'pourrai en écrire des lignes sur cette putain de soirée ! C'était chié, bath, j'en veux encore plein des comme ça avec des potos aussi cools que mon Thierry et mon Daminou !!
Merci Damien, merci beaucoup et merci à vous, Séverine et Thierry, pour nous avoir reçu comme des rois !!!

Quant à nous, on se dit que lire et boire maintiennent les formes alors ben y'à kà !!!

Par J-C - Publié dans : Des vins, bordel ! - Voir les 4 kienditkoi - 1 comm ?
Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 10:06
Arrivés à l'improviste avant-hier soir du Président de notre club de tennis, Daniel, et de sa femme, Agnès, venus me livrer des cartons de vins alsaciens direct from Mittelwihr (68), nous v'là t'y pas parti dans un miam de chefs que keks boutanches ont su agrémenter joliment !

Pis, ça m'a permis de r'goûter des quilles que j'connaissois déjà.
Mais c comme ça, aaaaaaaaaaaaaaaaaaah, la lala lala... kan faut en remet'un coup, chuis toujours partant !
Et pis ça va te permettre, ami Lecter, ami lectrice, d'avoir un nouvel article à tenter de déchiffrer sous tes yeux émerveillés et tes applaudissements...
;o))


Tu remarqueras tout de suite sur la gauche, l'Anjou blanc Fragile 2007 de La Grange Aux Belles dont j'ai déjà parlé ici.
Pour des consommateurs non-avertis, c un ptain de super bon moyen de leur faire découvrir le cépage roi ligérien, le Chenin, sans verser dans la sucrosité écoeurante ou la minéralité fusillante (minéral-fusil... hihihi!).
Pif discret, floral un poil oxydé...
Garganet frais à l'attack, puis du gras (chtiot peu), d'la rondeur et d'la belle acidité sur des fruits jaunes. C beau, très beau et ça a beaucoup plu !

Au milieu tunique rouge, casaque blanche, un Côteaux du Vendômois vieilles vignes 2006 de Patrice Colin.
100% Pineau d'Aunis.
Un vin de picole k'a d'la tenue et d'la charpente pour des gars k'en ont !
Tarin de fruits rouges, très poivré.
Four épicé sur la cerise Burlat aux tanins présents mais déjà fondus avec une belle complexité (comme une deuxième vague de douceur épicée) et une belle finale.
Très bon, très très bon, le Pineau d'Aunis fait partie de mes cépages rouges favoris avec le Grolleau, la Syrah, le Mourvèdre, le Tempranillo...
Bel effet sur l'assemblée réunie à l'improviste !

A droite, pour finir la soirée et faire plaisir à ma douce, un Chaume 1er cru 2004 du Château Soucherie.
Très beau Layon manquant, à mon sens, de complexité cependant.
Fruits jaunes surmûris (coing majoritairement), miel avec de la fraîcheur, ça coule bien !
Hormis Daniel ki n'aime pas les vins moelleux, ces dames ont bien descendu la boutanche.

Voili, voilou, ça a globalement bien rigolé et mes convives ont eu l'air d'apprécier !
Me v'là ki plus est avec de nouveaux Alsace en cave à déguster et donc un nouveau post à venir pour toi, ami Lecter, amie lectrice.

En attendant, le we nous ouvre les bras et pour ceux qui fêtent la Saint V ce soir, ce sera donc festif. Alors, descendez descendez les canons -avec modération- et profitez !

Quant à nous, on se dit que lire et boire maintiennent les formes alors ben y'à kà !!!

Par J-C - Publié dans : Des vins, bordel ! - Voir les 0 kienditkoi - 1 comm ?
Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 11:49
Alors que ma sciatique m'a -enfin- résolu à consulter un toub, me permettant par la même de me faire soigner ma copine tendinite vieille de plus de 10 mois, nous sommes avec certains de mes collègues du lycée agricole en plein montage de dossier pour la création d'entreprise de l'un deux.
Ouf ! Quelle phrase... elle va plaire à mon frérot, celle-là...
;o))

Mon Daminou, puisque c'est de lui dont il s'agit, doit en effet créer sa cave à Candes-Saint-Martin pour fin mai.

Nous sommes donc, mon Thierry et moi-même, sur le dos du sus-cité Daminou afin de faire avancer ce beau projet.
Au programme, enquête de proximité et tout le toutim pour l'aider à établir un prévisionnel et une enquête de marché dignes de ce nom.
Avec ça, à lui les banques et autres organismes statutaires !

Mais qui dit boulot dit aussi picolo pour se mettre du baume au coeur et se donner de l'entrain-train-train... fiou fiou !!!

Mon Daminou nous a donc gratifié en accompagnement de douceurs gastronomiques de quelques quilles épatantes.
Te v'là appâté, ami Lecter, amie lectrice, hein ?!
Mais c koi donc kil nous a servi le Daminou ?


Euh, c bô, mais c ptêt un chtiot peu loin...


Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, c mieux !

Aloooooooooooooooooors...
Pour se faire le palais, une ptite douceur angevine, un Côteaux de l'Aubance... délicieux !
Pour accompagner ses filets de poisson et son quinoa, un blanc de Bourgogne.
Et pour mettre en valeur ses très très bons frometons, une splendeur à lire plus bas...


Ptain, c beaucoup mieux kan c d'près, nan?!

Bilan des courses, me diras-tu, ami Lecter, amie lectrice ?

Les 3 Demoiselles 2005, Côteaux de l'Aubance du Domaine Richou, sur les fruits jaunes mûrs -sans que la surmarité du Ch'nin soit trop prégnante- et la fraîcheur, a fait son effet de mise en bouche.
La suite ??? Ok, ça vient, ça vient !

Le Bourgogne Chitry blanc 2001 d'Alice et Olivier De Moor, 100% Chardonnay, floral, plus discret et plus fin est une sorte de préambule à leur Chablis. Nous, on a déjà bein goûté le préambule...
Et pis, et pis ???
... Hein, koi ?
Bon, ça arrive ouais ?!
Ok, ok !

Le Touraine 2006, Les Conquêtes, de Patrick Corbineau, 100% CF (Cabernet Franc) nous a carrément scié.

Mon Daminou avait carafé la merveille donc dégust à l'aveugle du nectar.

A l'oeil, c d'un beau rouge foncé... ah, ah ?! Loire...

Au tarin, c sur les fruits rouges mûrs très mûrs, la cerise, la fraise écrasée, un peu animal... non ? si, moi, j'sens ça... oh putain, ça fuse grave... ouais mais ça pinote aussi... chelou, nan ?!
Bon, on dirait du Gamay et du Pinot noir...
Ptain mais kesseussè ?!

La bouche, là, c du merveilleux !
Léger, frais, doux, soyeux même, sur les fruits rouges avec des tanins fondus très fins mais là, là, c kan même typé CF à mort... en tout cas, c du velours, de la violine velours même !
A mettre au rayon des grands avec une expression atypique.
J'vous jure kon en aurait bien bû des litrons mais bon, kan faut taffer...

Du coup, on s'est fait promettre une visite chez le beau Patriiiiiiiiiiiiick afin d'aller plus avant vers ce môssieur et pouvoir te faire, ami Lecter, amie lectrice, découvrir plus encore ses vins !

A la r'voyure donc et d'ici là, lire et boire maintiennent les formes, alors ben y'à kà !!!

Par J-C - Publié dans : Des vins, bordel ! - Voir les 0 kienditkoi - 1 comm ?

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