Et des romans ?

Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 08:37

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J'avais repéré ce polar à sa sortie mais j'ai attendu la version poche, histoire de poupouner mon compte en banque.


Tout d'abord le sujet sort vraiment de l'ordinaire.
Un chauffard éméché tue un jeune garçon en rentrant chez lui un soir. Comprenant très vite que pour lui, c'est un aller-simple pour la prison, il décide de s'enfuir.
On va dès lors suivre les conséquences de ce drame en se mettant à tour de rôle dans la tête des parents de la victime, Antonio et Sylvia, et également dans celle du tueur, Jean-Pierre, et de sa femme Christine.


J'avais rarement ressenti une telle aversion pour un personnage, mais ce Jean-Pierre, petit cadre de Province, a l'âme d'un monstre.
Alors que je m'attendais à ce qu'il soit rongé par la culpabilité, c'est tout le contraire qui se passe. Il est tellement fier d'avoir pris la fuite, parce que, vraiment, il ne mérite pas la prison. Rien que ça, ça m'a hérissé le poil.
Et puis il est tellement imbu de lui-même, odieux avec sa femme. D'ailleurs, il ne devrait peut-être pas la sous-estimer...

Plus dur encore, quand l'auteur nous glisse dans la peau des parents.
Là, j'ai été prise par un immense sentiment de douleur et d'injustice. Je me suis identifiée à eux, et c'est sûrement là une des grandes forces de ce livre.
Très habilement, l'auteur les amène sur le chemin de la vengeance et « tuer l'assasin de leur fils » devient leur obsession.


Un polar très fort psychologiquement. Les personnages sont d'une très grande justesse.
Personnellement, j'avais l'impression que, cet assassin, je pouvais le croiser tous les jours (et c'est le cas, il m'a fait penser à d'anciens collègues, d'anciennes connaissances…). Je n'ai pas identifié une seule fausse note dans ce tableau.
Le cheminement des réflexions de chacun m'a plongé dans une toile d'araignée dont je n'avais aucune envie de sortir. Ce bouquin m'a rendu accroc et, dès que je pouvais, je l'ouvrais avidement. Le plus dur était de le refermer pour reprendre une vie normale, genre le boulot...

Je peux vous dire que j'ai une très forte envie de découvrir les autres romans de Jacques EXPERT, même si j'ai cru comprendre qu'il utilisait souvent les mêmes ficelles.


Pour finir, je tiens à ajouter que ce livre pourrait être d'utilité publique.

Certains pourraient en effet peut-être réfléchir à leur comportement après une telle lecture...
Mais là, je crois que c'est mon côté Bisounours qui parle !!!


Références :

" Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils " de Jacques EXPERT aux éditions du Livre de Poche, 221 pages et 6 euros.

D'autres avis :
Bibliofractale, Esmeraldae, Yv, Canel, Hylyirio, Laure.

 

Par Isa - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 9 kienditkoi - 1 comm ?
Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 08:07

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Sur les conseils de mon ancienne collègue, et après un an passé dans ma PAL, je me suis enfin décidée à lire le roman de Julia Franck, " La femme de midi ". Et comme, il vient de sortir en poche, je m'étais dit que ça pourrait être un de mes coup de coeur en magasin.

L'histoire :
Alors que le village de Stettin est envahi par l'armée rouge, Alice va commettre l'irréparable : arrivée à la gare, elle abandonne son fils de 7 ans. Pour comprendre ce geste, il faut remonter jusqu'à l'enfance d'Alice, qui d'ailleurs s'appelait alors Hélène.

La jeunesse d'Hélène n'est pas très rose. Le décès prématuré de son père rend encore plus insupportable la vie auprès d'une mère démente. Heureusement, elle trouve toujours du réconfort auprès de sa grande soeur Martha. Mais dès que l'occasion leur est donnée de partir, les 2 jeunes filles sautent sur l'occasion et s'enfuient à Berlin.

Hébergée par leur tante, Martha et Hélène sont immédiatement plongées dans le milieu intellectuel.
Si Hélène résiste aux tentations festives, ce n'est pas le cas de Martha.
Hélène essaie en effet de se concentrer sur son avenir et son envie de devenir infirmière. Mais son parcours déjà chaotique va encore renconter des obstacles...

Mon avis :
Pas facile d'exprimer ce que cette lecture m'a inspirée.
Une chose est sûre tout au long du roman, j'ai ressenti une gêne. Parfois du fait de l'histoire (les relations entre les 2 soeurs sont plus qu'ambigües) mais aussi du fait de l'écriture qui manque de fluidité à mon goût.
Le résultat, c'est une lecture en montagne russe. Un coup j'étais dedans, et les pages d'après je n'y étais plus.

Pourtant, j'ai beaucoup apprécié de découvrir ce Berlin des intellectuels avec ses excès, la montée du nazisme en filigrane, la place des femmes à cette époque... Mais un peu comme mon billet, tout ça manquait de liant.

Tandis que, d'habitude, j'ai plutôt les même goûts que ma collègue, là ça ne l'a pas fait. Et en faisant un tour chez quelques blogueuses, j'ai d'ailleurs constaté que les avis étaient souvent assez tranchés avec autant de coup de coeur que de " Bof Bof ".

Réferences :
" La femme de midi " de Julia FRANCK, aux éditions Flammarion, 370 pages et 21 euros.

D'autres avis :
Anna, Virginie, Kathel

Par Isa - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 1 kienditkoi - 1 comm ?
Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 10:45

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Comme tous les ans, ce blog a connu un ralentissement dont le coupable n'est autre que Roland Garros.
La vie reprend maintent son cours normal et moi je reprends le clavier pour parler du dernier roman de Frank de BONDT, " Un délicieux naufrage ", roman lu grâce à un partenariat avec Babelio, que je remercie.

L'histoire :
Philippe Langon a 57 ans, une belle carrière de professeur universitaire et depuis peu, il connait un certain succès grâce à un essai sur le capitalisme.
Cette petite notoriété lui permet de séduire la très jeune et très belle Léna.
Tout d'abord exalté, rajeuni, il savoure la joie de sa double vie. Mais très vite son cerveau va commencer à mouliner sur le vieillissement et sur la perte de son capital séduction.

Mon avis :
L'impression pricipale qu'il me reste après cette lecture, c'est une grande superficialité. Comme si l'auteur n'avait pas osé aller au bouts de ses idées.
Le sujet de l'homme vieillissant, effrayé par la disparition de son pouvoir de séduction et se rassurant auprès d'un belle jeune fille, n'est pas très original. En plus l'auteur n'a pas choisi d'angle particulier pour l'aborder, ni drôle ni choquant...
Le résultat, c'est un lecture un peu chaotique.
J'ai souvent eu l'impression que le roman prenait son envol et finalement ça retombait comme un soufflé.

Je ne suis pas sûre que je me souvienne très longtemps de cette lecture. Dommage !

Références:
" Un délicieux naufrage "
de Frank de BONDT, aux éditions Buchet Chastel, 283 pages et 17,50 euros.

D'autres avis :
Personne ?

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Merci beaucoup aux éditions

 

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Par Isa - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 1 kienditkoi - 1 comm ?
Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 07:30

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Est-ce parce que ce roman est arrivé dans mes mains à l'heure du déjeuner ou à cause de sa sympathique couverture que je l'ai choisi ? Je ne sais pas. Peut-être un peu des deux.
En tout cas, j'ai eu envie de découvrir le roman d'Erica BAUERMEISTER, " L'école des saveurs ".

L'histoire :
Alors qu'elle n'est encore qu'une enfant, Lilian est attirée comme un aimant par la cuisine. Les couleurs, les senteurs, toutes les possiblités de mélanges, ça l'a fait rêver.
Aidée par une épicière, elle commence à préparer quelques plats. Son objectif : sortir sa mère de la dépression grâce à un met qui lui redonnerait l'envie de vivre en dehors des livres qu'elle dévore à longueur de journées. Elle se lance même un pari : si elle réussit à guérir sa mère grâce à sa cuisine, elle en fera son métier.
Après plusieurs tentatives, le pari est gagné.

C'est donc logiquement, que, quelques années plus tard, on retrouve Lilian à la tête d'un restaurant et d'un cours de cuisine.
Comme à chaque fois, elle attend avec impatience ses nouveaux élèves sachant que, comme tous les ans, les cours seront l'occasion de rencontres, de découvertes et surtout de plaisirs gourmands...

Mon avis :
C'est le moment ou jamais de le dire : je me suis régalée.

Durant un hiver et un printemps, on suit les différents personnages qui viennent à leur cours de cuisine chaque lundi soir. Timides et réservés au départ, ils s'ouvrent au fur et à mesure que Lilian les amènent à savourer la cuisine et tous les petits bonheurs quotidiens. Alors dans cette atmosphère chaleureuse, les relations se nouent.

Chaque chapitre s'attarde particulièrement sur un personnage : son passé, ce qui l'a amené à être ici et ce que ce cours est en train de changer dans sa vie.
Cette façon de faire m'a fait penser au format de " Pièce montée " (que j'avais adoré). Ils ont chacun eu des hauts et des bas, des bonheurs et des malheurs et ce cours va en quelque sorte être une leçon de vie. La gourmandise et le plaisir vont réchauffer les coeurs de nos protagonistes.

Un roman tendre, parfois un peu mièvre, mais très très agréable. Il fait incontestablement partie des livres qui font du bien.

Le seul inconvénient de ce roman c'est que la lectrice alléchée par ces pages gourmandes a eu très faim !!!

Références :
" L'école des saveurs " d'Erice BAUERMEISTER, aux éditions du Livre de Poche, 251 pages et 6,50 euros.

D'autres avis :
Lulu, Tante Fi, Latite06.

 

Par Isa - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 5 kienditkoi - 1 comm ?
Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 08:52

658

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En ce moment, les clients demandent pas mal de conseils en thriller et pas de bol, c'est un de mes points faibles. Alors petit à petit, je tente de rattraper mon inculture polardesque.
Quand j'ai vu arriver dans nos cartons " 658 " de John VERDON, je me suis tout de suite dit que ça sentait bon la lecture du week-end. J'ai donc suivi mon instinct qui n'est pas toujours un allié...

L'histoire :
Mark Mellery est une sorte de gourou à l'américaine. Il accueille dans son centre une clientèle droguée, souvent en perdition et surtout très fortunée.
Les affaires marchent très bien pour Mellery mais ils commencent à recevoir de mystérieux poèmes écrits à l'encre rouge. Ces messages commencent de plus en plus à ressembler à une menace et il décide de faire appel à une vieille connaissance de la fac, Dave Gurney.
Ce dernier est un ancien flic du NYPD qui s'est récemment installé avec sa femme dans une ferme du Delaware où il essaie de s'habituer à son nouveau statut de retraité.

Mellery semble jouer cartes sur table avec Gurney. Il lui avoue sans problème son passé d'alcoolique, les frasques qui en ont découlées ou tout du moins celles dont il se souvient.
Très vite la curiosité de Gurney est suffisamment attisée pour qu'il accepte d'aider son ami de manière officieuse. Une manière pour lui de reprendre le costume d'enquêteur qu'il aime tant.

Mon avis :
Je me suis bien fait prendre au piège de ce thriller.
Même si je ne suis pas allée jusqu'à la nuit blanche, j'ai quand même lutté 2 soirs de suite pour avancer dans l'enquête. Résultat, j'ai adoré et pendant 2 jours j'avais une tête de basset artésien neurasthénique. C'est pas joli à voir !!!!

Tout d'abord j'ai beaucoup aimé la construction de l'intrigue, l'enquête qui avance pas à pas. On a parfois l'impression de rentrer dans le cerveau de Gurney et d'épouser sa logique. Sans être trop tortueuse, l'intrigue est suffisamment complexe pour tenir en haleine.

Ensuite, l'autre point positif c'est le couple formé par Gurney et sa femme. Même si je ne suis pas une spécialiste du polar il me semble que c'est rare de voir la vie quotidienne de l'enquêteur principal et de sa moitié. Là, ça donne une dimension supplémentaire à l'histoire.

Le seul reproche que je peux faire c'est sur les personnages secondaires qui sont un peu typiques des thrillers américains. On est limite dans la caricature. Mais c'est un premier roman alors l'indulgence est de mise.

Je préviens quand même que c'est vraiment l'enquête qui constitue le coeur de l'action. Donc point de meurtres toutes les 20 pages et point de litres d'hémoglobine perdus par quelques cadavres en putréfaction !!!

Références :
" 658 " de John VERDON aux éditions Grasset, 441 pages et 20,90 euros.

D'autres avis :
Madame Charlotte

Marylinm

Tamara

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Par Isa - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 4 kienditkoi - 1 comm ?

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