Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 08:03

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Non je ne suis pas morte, je me suis juste fait déborder par la rentrée scolaire.

Il semblerait en effet que, cette année plus encore que les autres, les profs et les parents d'élèves aient oublié l'existence des petites librairies et qu'ils se soient tous précipités dans la grande chaine où je bosse.
Alors je suis un peu triste, un peu en colère, parce que les librairies souffrent beaucoup en ce moment tandis que, moi, je vois un chiffre d'affaire qui grimpe, qui grimpe, qui grimpe...
Qu'on ne s'y trompe pas, j'adore mon lieu de travail (surtout grâce à la qualité de l'équipe) mais je reste attachée à la librairie indépendante.
Donc en ce moment, mon coeur est un peu gros.
Parce que, dans mon monde de Bisounours, il y aurait de la place pour tous ceux qui aiment transmettre leur passion " livr-esque "...
Mais la réalité est moins rose.

Alors, pour me soigner, le remède reste bien sûr la lecture !!!
Et le dernier Jean-Philippe BLONDEL, Et rester vivant, s'est imposé à moi comme quasiment tous ses romans.

L'histoire :
Alors qu'il est à quelques minutes de son opération des dents de sagesse, le narrateur apprend le décès de son père.
Le deuil, il connait, il a déjà enterré sa mère et sa soeur il y a quelques années. Alors comment supporter la succession de ces drames ?

Il va trouver la solution dans une chanson de Lloyd Cole qui évoque Morro Bay en Californie. Ce lieu devient son but. Avec l'argent de l'héritage, il prend trois billets d'avion, un pour lui, un pour son meilleur ami et le dernier pour sa quasi-presque-ancienne petite-amie.

Mon avis :
Je l'annonce d'emblée, j'ai été déçue et pendant plusieurs jours j'ai essayé de comprendre pourquoi.

C'est quand même un livre que j'ai lu d'une traite, je l'ai trouvé très agréable mais la magie " Blondel " n'a pas opéré cette fois.
J'ai finalement compris quand j'ai entendu JP BLONDEL parler de son livre à la Grande Librairie.
Grosso modo, il a dit qu'il avait attendu de trouver un angle pour parler de cette histoire très personnelle et très douloureuse, et qu'il avait également attendu d'avoir le recul nécessaire.
Et là, ça a fait tilt dans mon cerveau de poulpe : trop de distance !
J'ai effectivement eu l'impression d'un homme qui regardait le film de sa propre vie et qui racontait ce qu'il voyait. Certes on évite le pathos mais aussi les sentiments. Et cela m'a cruellement manqué car, pour moi, JP BLONDEL, c'est ça.

Bon, je suis un peu sévère là, ou exigeante, ou chiante parce que ça reste un très bon roman avec en particulier une rencontre magnifique entre JP BLONDEL et une propriétaire d'hôtel. Un vrai beau moment dans ce roman !

Quoi qu'il en soit, nul doute que je me jèterai sur le prochain BLONDEL malgré cette petite déception.

Références :
Et rester vivant
de Jean-Philippe BLONDEL, aux éditions Buchet Chastel, 245 pages et 14,50 euros.

D'autres avis :
Cathulu
, George, Hélène, Agathe.

RL 2011

Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 3 kienditkoi - Un comm ?
Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 10:34

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Un nouveau livre sur les vins natures, naturels, vivants, propres etc., appelle les comme tu veux ami Lecter & amie lectrice, c'est l'occasion de voir comment évoluent les mentalités sur ce sujet.
D'autant que Pierre Jancou n'est pas un perdreau de l'année question jaja qui fait jazzer.

Après une première courte partie didactique sur le thème des vins dits bio, sans soufre, sans sulfites ajoutés, nature... il nous emmène donc sur les routes de l'autre vignoble français (pas çui qui traite, qui pollue, qui levure, qui techno-chimique etc.) en portraitisant plusieurs (quelques) vignerons.

Premier bât qui blesse : les livres sur ce thème ne sont certes pas légion mais au moins un auteur fait fort en ce domaine (cf. articles on Livr-esse.com), Sébastien Lapaque. Ses deux Petit Lapaque sont en effet des références pour de nombreux amateurs de vins.

Second bât : la liste est courte.
Mais bonne car on prend plaisir à ne pas découvrir la clique habituelle de ces vignerons hors normes (je n'ai rien contre eux mais des noms reviennent parfois un peu trop souvent dans ce genre d'ouvrages).

Troisième bât : les portraits manquent d'âme.
La faute, à mon sens, à une écriture terne là où la plume de Sébastien Lapaque est autrement plus plaisante, rythmée, enlevée, joyeuse, emphatique... vivante, koi ! et pour des vins vivants, c'est plussemieux, non ?!

Voilà, ça ne restera pas dans mes annales mais je retiendrai néanmoins l'originalité des portraits choisis pour ce Vin vivant de Pierre Jancou aux Editions Alternatives, 12€ dans toutes les bonnes crèmeries.
Et l'originalité, c'est la vie !


Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

 

 

Publié dans : CookÔvins - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États... - Voir les 2 kienditkoi - Un comm ?
Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 13:36

Hé non, pas de guerre des boutons, ami Lecter & amie lectrice, mais bien des blancs !

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Complètement septentrionales et carrément pas dégueux, ces quiquilles ont été ouvertes pour un miam socio-éducatif. Et des comme ça, on en réclamerait presque toutes les semaines !


Mise en bouche gracieuse le Vouvray tendre 2008 de Vincent Carême, tout en fruits jaunes et en vivacité, s'est bu facilement au gré d'un apéritif dînatoire qui s'est quelque peu éternisé... et c'est tant mieux.

Cela a du coup permis de goûter aussi à l'Edelzwicker 09 de Gérard Schueller, un d'mes vins alsaciens d'roro préférés.

Plus exubérant et déroutant pour des non aguerris aux vins d'Alsace, l'assemblage Pinot blanc-Sylvaner n'a peut-être pas le même easy charme façon Booba style que le 100% Chenin ligérienvers lequel la tablée est plus facilement retournée.

Chenin : 1 - Visiteurs : 0


Pour accompagner mon ragoût de morgates (encore appelées casserons, lièvres de mer ou seiches) au safran, seconde mi-temps tendue et ligérienne pour exciter et ménager les papilles.

A ma gauche, Arena 2007 d'Agnès et René Mosse, Savennières.
A ma droite, Le Bel Ouvrage 2004 de Damien Laureau, Savennières.
Deux versions, deux terroirs, deux visions pour un même pinard, et quel pinard, l'Highlander de la Loire version There can be only one, le Savennières. S'il ne devait en rester qu'un (mais bon, hein ?!), ce s'rait çui-là, ami Lecter & amie lectrice.
En fait, y'avait un troisième Chenin from Touraine mais bouchonné, niqué, baisé so Hasta la vista, jaja !
Au final, des avis divergents dont une fan du jaja fucké (ma douce, ma mie, mon amour... fatiguée ?!) et un accroc aux Savennières de Damien (j'ai déjà bavé sur l'Bel Ouvrage sur ce blog). A mon sens, beaucoup d'finesse, de profondeur, de légèreté et une tension qui claque comme un string de Dussautoir. Du lourd...


Enfin, pour reprendre le septentrio'clash et achever le dîner, Chaume 2004 du Chateau Soucherie, from mon amour's cave, versus Arbois Pupillin Savagnin 2003 de Pierre Overnoy et Emmanuel Houillon, from my own.
Tout les oppose et pourtant, chacun a trouvé sa place.
Qu'en dire alors ? Rien si ce n'est que ce sont des monstres.
Le premier est tout en arômes envoûtants et en sucre charmeur : du lourd, une pâte de fruits, y compris pour les papilles ! Le second tout en " exotisme " et en tension : de la fraîcheur, une cathédrale, salvatrice après le poids lourd !

Globalement, le sucre envoûtant du Chenin l'a emporté mais mais mais... l'amateur de Savagnin, et plus particulièrement de ce Savagnin, que je suis...

Chenin : 2 - Visteurs : 0

 

Pas toujours facile de ne pas clasher à domicile...

 

Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

 

Publié dans : Des vins, bordel ! - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États... - Voir les 0 kienditkoi - Un comm ?
Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 15:43

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ne s'y pique pas forcément !

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Ou quand deux cuvées de vieilles vignes de Grolleau certifiées Demeter se retrouvent en concurrence... Fleur Bleue nous pique (à nouveau...) tandis que Le Cousin laisse de marbre.

Très réduit, le premier rebute.
Encore un peu sur son bois, le second déçoit.

Mais après avoir pris l'air...

Toujours très réduit, le premier vnr.
Concentré mais floral, le second se dévoile enfin.

J'aime vraiment beaucoup les vins de Matthieu et Sylvaine Bouchet dont ce Fleur Bleue 09, Vin de France, laisse présager de purs moments de plaisir grollesque : du fruit, une sacrée finesse de jus, de la profondeur et un je-ne-sais-quoi de plus modernement classique que les autres.
Ah si on n'buvait qu'des canons comme çui-ci à Livr-esse, ce s'rait toutjours la fête !


Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

 

 

Publié dans : Des vins, bordel ! - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États... - Voir les 0 kienditkoi - Un comm ?
Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 11:45

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Au milieu de toutes les tentations de cette rentrée littéraire, le plus difficile est de faire son choix. Quelques uns sont quand même très vite sortis du lot pour moi.
Ainsi celui dont je vais parler aujourd'hui, Deux jeunes artistes au chômage de Cyrille MARTINEZ.

L'histoire :
A New York New York (je n'ai pas fourché du clavier, c'est bien le nom donné dans le roman), les écrivains investissent un seul quartier. Bientôt, plus un seul non-écrivain ne pourra y habiter.
Très vite, l'immobilier est saturé et plus aucun appartement n'est disponible. Les poètes restent un peu sur le carreau et décident de créer un quartier pour eux.

C'est là que John et deux amis s'installent.
Leur vie va être rythmée par les soirées, les vernissages et autres sorties culturelles. Et c'est au milieu de tous ces artistes que John va faire la connaissance d'Andy. Un rencontre décisive pour les deux jeunes hommes...

Mon avis :

coeur mauve

C'est assez drôle car j'ai ressenti la même chose qu'une autre blogueuse : l'impression de se prendre un grande claque. Les premières pages m'ont cloué sur place. Humour, critique, inventivité, plume acérée, la première partie est énoooorme.
J'ai trouvé la deuxième partie un petit peu en dessous mais je suis quand même restée scotchée à ma lecture !!!

Et pourtant, il m'a sûrement manqué un peu de culture pour l'apprécier plus encore.
En effet les personnages d'Andy et de John sont les doubles d'Andy Warhol et de son ami John Giorno. Mais voilà je ne connais pas bien leur vraie histoire. Alors ma lecture a sûrement perdu une petite dimension.
Mais bon, vu comment j'ai dévoré ce roman, ce n'est peut-être pas si grave.

Une lecture qui a réveillé mes neurones et mes zygomatiques !!! 

Références :
Deux jeunes artiste au chômage
de Cyrille MARTINEZ aux éditions Buchet Chastel, 128 pages et 15 euros.

D'autres avis :
Moby Livres
, Skritt, Avalon, Hélène, Lou.

RL 2011

Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 4 kienditkoi - Un comm ?

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