Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:36

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J'l'ai déjà écrit ici et sur ce blog, ami Lecter & amie lectrice, j'adooooooooooooooore le Gamay auvergnat.
Uniquement le Gamay made in Auvergne ?!
Pas tout à fait.

Dans l'Beaujolais, certains trouvent parfois un peu grâce à mes yeux.
Ailleurs aussi mais c'est encore plus rare.

Parmi les Beaujolais - les crus kozke les aut', c'est bon chaque troisième jeudi de novembre pour la jaille, et basta ! - je renâcle rarement devant un Côtes de Brouilly, un Fleurie, un Moulin à Vent voire un Morgon. Bref, les plus masculins des 10 crus de la région.
C'est ptêt la faute aux terroirs, sûrement au sol (" granite de Fleurie " enrichi de manganèse, de basalte... selon l'appellation) qui se rapproche sensiblement de celui de la région fromagère du Massif Central.

Au sein de ce melting pot d'Bojo, certains vignerons le valent plus que d'autres.
Ainsi feu Marcel.
Mais Marcel, c'était Marcel.

Pis y'a aussi Michel Guignier.
Je n'ai jamais, JAMAIS, été déçu par un vin de ce vigneron ! C'est dire.

So, lorsque j'ai découvert des quilles de MàV 2007 chez un d'mes potes cavistes natures (à Candes St Martin, dpmt 37, près de Chinon), j'ai fondu d'ssus.
Avec avidité, encore en plus !
Et malgré le millésime.
Car, oui, oui, ami Lecter & amie lectrice, les crus du Beaujolais se conservent.
Plusieurs années !
Plusieurs décennies, même, pour les meilleurs !!!

Hé ben, dans ce registre, le Moulin à Vent 2007 de Michel Guignier m'a éclaté. Presque la panse...

Avec ses arômes floraux évolués (fleurs séchées, voires pourries car y aussi du sous-bois), un poil animal, c'est un Bojo fin, complexe, un poil épicé, assez poivré, caillasseux (voire comme le dirait l'Doc : métallique...).
Bref, une véritable bombe fruitée (quoiqu'évoluée) et minérale (au sens pierre, caillou).
A boire et à reboire, même en enfer !

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Lire et boire, des canons comme ça, 'tain, maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

Publié dans : Des vins, bordel ! - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États... - Voir les 0 kienditkoi - Un comm ?
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 08:07

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Je ne sais pas si je suis la seule à le constater mais le prix des BD est en train de flamber. Même si je comprends qu'il y a un énorme travail derrière, il faudrait quand même qu'elles restent accessibles au commun des mortels.

Quand j'ai vu arriver certaines BD dans un format poche Folio, j'ai trouvé l'idée très bonne. Pocket fait la même chose mais, pour l'instant, chez l'un comme chez l'autre le nombre de titres disponibles est un peu léger.

Petit plaisir du jour à moindre coût, Les petits ruisseaux de Rabaté.

L'histoire :
Emile et Edmond, deux septuagénaires, coulent une vie paisible dans un petit village. Leurs journées sont rythmées par les parties de pêche et leurs virées au bistrot du coin.

Mais un jour, Edmond révèle une partie cachée de sa vie. Il va régulièrement en ville rencontrer des femmes via une agence. Ainsi à plus de 70 ans, il a refait entrer l'amour sous toutes ses formes dans sa vie.
Cette révélation est un coup de tonnerre pour Emile qui va petit à petit sortir d'un quotidien un peu monotone.

Stop je n'en dirai pas plus !

Mon avis :

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Mon avis tient dans ce coeur.
Tout m'a plu du début à la fin. Moi l'amatrice des tranches de vie, je me suis régalée.

Tout de suit, on les aime ces 2 papys. On a de la compassion pour eux puis finalement on aimerait presque être vieux quand on voit leur façon de croquer l'existence.

Cette BD aborde un sujet souvent boudé, celui de la vieillesse, et sans enjoliver la réalité, Rabaté nous montre qu'il y a d'autres centres d'intérêts que les chiffres et les lettres pour le troisième âge. Aventuriers, gourmands, attachants, ces personnages donnent envie de mordre la vie à pleine dents et d'aller prendre un petit verre de blanc dans le bar du coin.

J'ai aimé, j'ai adoré et j'en redemande et je pense que je vais même regarder le film issu de cette BD.

Références :
Les petits ruisseaux
de Rabaté aux éditions Folio, 6,90 euros.

D'autres avis :
Canel
, Sophie, Midola, TheomaVal, Mimi, Laurent, Karine, Joelle.

Publié dans : BD et Cie ?! - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 1 kienditkoi - Un comm ?
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 10:27

C'est donc le mois du Blanc, ami Lecter & amie lectrice, cf. Le mois du Blanc (part one), 0-1 la balle au centre.

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Et on s'retrouve avec de nouveaux blancs - plus récents - et un rouge - moins percutant - ou quand l'heure de la revanche semble avoir sonnée...

Bourgogne blanc 2009 de Didier Montchovet
Frais, fin, vif, très digeste, un peu fruité et beurré... de la délicatesse pour un triple B - Blanc Bourguignon Biodynamique - à moins de 12€ qui vaut bien plus qu'un ex triple A de plusieurs Mds !

Le Jardin de Robert 2009, appellation Chinon
Mûr, très vif (mais un poil trop 2009 pour moi), un peu austère...
Ptêt dans une mauvaise phase (faut dire que le Chenin, dans les 2-3 ans qui suivent le millésime, c'est tjs un cran en-dessous).
Bref, à r'voir ou à r'boire.

Coteaux du Loir 2009, Dans les Perrons, du Domaine Les Maisons Rouges
Très mûr, vif, mais avec du corps, du fruit en veux-tu..., du gras juste comme il faut pour l'apéro, un équilibre pas précaire pour un sou et ça tombe bien, en ces temps de rigueur, un peu d'équilibre, hein, messieurs les branleurs de la République ?!
L'expression classique du Chenin, très bien vinifié, de la maturité sur une tension toute ligérienne (y'a du calcaire là-d'sous)... bref, une tuerie qui s'torchonne grave, une merveille, une 'tite tuerie qui présage des Jasnières à tomber par terre !
Ce qui est le cas de joyeuse mémoire !!

Vin de Table moelleux de La Sorga
Un moelleux de Sauvignon (et de ?...), pour qui n'aime pas les blancs qui litièrisent, c'est d'la joie en bouteille, non ?! Kozke moi, la pisse de chat...
Là, non, pas d'arômes de buis ou de je n'sais koi d'végétal chatisant (TTB, son Chatzen, au Tortul !)...
Bon, ben, pas beaucoup de relief, de typicité, de tension non plus mais ma douce moitié, plus portée sur le sucre que moi, a beaucoup aimé.
Un peu exotique a-t-elle avancé timidement...

Soit.
Ok.
D'acco' Dac.
Des blancs comme ça, on est win-win, on en boirait souvent !
Okey Dokey.
Certains - le Coteau du Loir -, j'en boirai bein TLJ - tous les jours - mais bon, faut pas (la modération des hygiénistes de m..., le brin de conscience pas encore alcoolisée qui vous tiraille et surtout ceux kon aime).
Etc.

So, le rouge ? Et le rouge alors, me relanceras-tu, ami Lecter & amie lectrice ?!

L'aubunite de La Sorga, 09 de mémoire
Encore un essai Tortulesque sur un assemblage Aubun-Grenache-Cabernet Sauvignon, très graphi(que)te, très noir, très grenache...
Y'a encore d'la fraîcheur pour des raisins de Carcassone, mais c'est très monolithique grenachesque...
A suivre.

 

Les Blancs gagnent donc cette revanche assez aisément.
L'heure de la belle a sonné... et ça continue encore et encore, On'n'On...


Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) - pour une belle qui s'annonce passionnante - alors ben y'a k'à !!!

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 08:12

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Repérée à sa sortie, Shim Chong, fille vendue de Sok-yong HWANG, a conservé une place de choix dans ma LAL. Lu, il y a un peu plus de 2 mois, je vais essayer de regrouper mes petits neurones pour vous en parler dignement.

L'histoire :
Dès l'âge de 15 ans, Shim Chong doit quitter son petit village de pêcheurs car son père l'a vendue à un vieux marchand chinois. Elle devint alors la concubine d'un vieillard qui l'initie à la sensualité et la sexualité.

Mais ce n'est là que la première étape d'un long parcours qui mène Shim Chong, entre temps devenue Lenhwa (Lotus), d'une maison des plaisirs à Shangaï à un bordel de Formose.
Long parcours qui lui permet néanmoins de retrouver son statut de concubine auprès d'un homme de la compagnie des Indes.

Pendant toutes ses années, Shim Chong ne sera guidé que par sa volonté et son intelligence, ce qui lui permettra, malgré les épreuves endurées, de s'en sortir plutôt pas mal et de vivre des grands moments de bonheur.

Mon avis :
Au départ, Shim Chong est un personnage très populaire de l'imaginaire coréen. Mais l'auteur a su donner une nouvelle vie et une nouvelle dimension à cette jeune fille.

Il a tout d'abord mis de côté tous les éléments plus ou moins imaginaires et surtout il l'a remise dans un contexte historique passionnant. En effet, le récit ne reprend pas que la vie d'une jeune fille. Ce livre, c'est aussi la guerre de l'opium, l'emprise de l'occident, le trafic d'armes...

Véritable fresque, ce roman se situe entre le Nana d'Emile ZOLA et le Geisha d'Arthur Golden.
Sensuel, envoûtant, parfois choquant, ce texte est d'une grande beauté littéraire. Il fait partie des romans qui vous embarquent loin de votre quotidien, qui vous enveloppent dans cette atmosphère asiatique si particulière.

Pour les amateurs du genre, il ne faut pas râter ce rendez-vous avec Shim Chong !

Références :
Shim Chong, fille vendue
de Sok-ying HWANG, aux éditions points, 551 pages et 8 euros.

D'autres avis :
Moby
, Lady K, Esmeraldae.

Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 1 kienditkoi - Un comm ?
Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 10:04

C'est l'mois du blanc, ami Lecter & amie lectrice, et ça tombe bien car pour Livr-esse, les blancs sur le métier défilent plus vite... et sans bouloche qui plus est !

Mais pas que.
Car, de temps en temps, il faut bien prendre sa dose de Resvératrol.

Ou quand l'rouge prend sa r'vanche sur le blanc...

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Sels d'Argent 2010 d'Eric Pfifferling du domaine de L'Anglore
100% Grenache blanc à la belle vivacité et au caractère expressif assez trempé (garrigue), très très bon après 24 heures de carafage (plus de finesse)

Le Grand Blanc 2002 du domaine Henri Milan
Assemblage de Grenache blanc/Rolle/Roussane très très puissant (garrigue, fumure) avec de la rondeur mais qui nécessite là aussi de l'aération et un plat qui envoie type Osso Buco

Les Chamois du Paradis 2004 de Jean-François Ganevat
100% Chardonnay from Jura où quand le caractère floral d'un vin atteint des sommets (ça, pour moi, c'est floral !) et la pureté devient quasi orgasmique 

Brézé 1999 des frères Foucault du domaine du Clos Rougeard
100% Chenin, ce p'tain d'Ch'nin qui m'f'rait presque lever la nuit... mais celui-ci... pfffffffffffff.... une finesse, une profondeur, une complexité... bref, une classe, la classe... avec des notes reconnaissables entre mille...
LE Chenin de Loire

Et du coup...

La Grande Pièce 2001 de Thierry Michon du Domaine St Nicolas
100% Pinot Noir de Vendée
Ma tuerie du réveillon d'Noël, de celle, ami Lecter & amie lectrice, qui t'fait presque chiquer la quille à toi tout seul !
Mûr, fin, pinotant juste comme il faut, fluide, suave, légèrement lardé... Superbe !
P'tain, Thierry, merci !!!

Alors ?!
Blancs... rouge...
Rouge... blanc...
Keski te tente, ami Lecter & amie lectrice, hein ?


Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) - en blanc et surtout en rouge - alors ben y'a k'à !!!

Publié dans : Des vins, bordel ! - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États... - Voir les 0 kienditkoi - Un comm ?

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