Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 08:29

Et pourtant, il en dit des conneries, not'ministre de l'agriculture, m'sieur Lemaire, de près, ou d'loin :

" C'est (le marché du vin) 18 milliards d'€ de chiffre d'affaires, 120.000 emplois directs, le premier secteur d'exportation agroalimentaire, et plus de 7 milliards d'euros d'excédent de notre balance commerciale (...).
Il n'y a que l'aéronautique d'Airbus (qui n'est pas 100% français) qui fait concurrence à la viticulture française ! ".


Alors au lieu d'nous faire chier avec un hygiénisme paternaliste moralisateur (de bon ton en public mais vite oublié dans l'privé), ces ex apôtres de la libéralisation à tout crin, qui nous gouvernent plombent nos finances et nous empêchent de vivre heureux, f'raient mieux d'boire un coup !

M'enfin...


Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

 

 

Publié dans : Des vins, bordel ! - Communauté : Liaisons Oenophiles - Voir les 0 kienditkoi - Un comm ?
Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 08:37

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J'avais repéré ce polar à sa sortie mais j'ai attendu la version poche, histoire de poupouner mon compte en banque.


Tout d'abord le sujet sort vraiment de l'ordinaire.
Un chauffard éméché tue un jeune garçon en rentrant chez lui un soir. Comprenant très vite que pour lui, c'est un aller-simple pour la prison, il décide de s'enfuir.
On va dès lors suivre les conséquences de ce drame en se mettant à tour de rôle dans la tête des parents de la victime, Antonio et Sylvia, et également dans celle du tueur, Jean-Pierre, et de sa femme Christine.


J'avais rarement ressenti une telle aversion pour un personnage, mais ce Jean-Pierre, petit cadre de Province, a l'âme d'un monstre.
Alors que je m'attendais à ce qu'il soit rongé par la culpabilité, c'est tout le contraire qui se passe. Il est tellement fier d'avoir pris la fuite, parce que, vraiment, il ne mérite pas la prison. Rien que ça, ça m'a hérissé le poil.
Et puis il est tellement imbu de lui-même, odieux avec sa femme. D'ailleurs, il ne devrait peut-être pas la sous-estimer...

Plus dur encore, quand l'auteur nous glisse dans la peau des parents.
Là, j'ai été prise par un immense sentiment de douleur et d'injustice. Je me suis identifiée à eux, et c'est sûrement là une des grandes forces de ce livre.
Très habilement, l'auteur les amène sur le chemin de la vengeance et « tuer l'assasin de leur fils » devient leur obsession.


Un polar très fort psychologiquement. Les personnages sont d'une très grande justesse.
Personnellement, j'avais l'impression que, cet assassin, je pouvais le croiser tous les jours (et c'est le cas, il m'a fait penser à d'anciens collègues, d'anciennes connaissances…). Je n'ai pas identifié une seule fausse note dans ce tableau.
Le cheminement des réflexions de chacun m'a plongé dans une toile d'araignée dont je n'avais aucune envie de sortir. Ce bouquin m'a rendu accroc et, dès que je pouvais, je l'ouvrais avidement. Le plus dur était de le refermer pour reprendre une vie normale, genre le boulot...

Je peux vous dire que j'ai une très forte envie de découvrir les autres romans de Jacques EXPERT, même si j'ai cru comprendre qu'il utilisait souvent les mêmes ficelles.


Pour finir, je tiens à ajouter que ce livre pourrait être d'utilité publique.

Certains pourraient en effet peut-être réfléchir à leur comportement après une telle lecture...
Mais là, je crois que c'est mon côté Bisounours qui parle !!!


Références :

" Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils " de Jacques EXPERT aux éditions du Livre de Poche, 221 pages et 6 euros.

D'autres avis :
Bibliofractale, Esmeraldae, Yv, Canel, Hylyirio, Laure.

 

Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 9 kienditkoi - Un comm ?
Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 12:00

images-X-1896.JPG 

Puisqu'il semblerait que je ne m'extasie pas assez sur les vins que je déguste, parlons peu mais parlons bien, ami Lecter & amie lectrice.

En v'là une appellation que je devrais plus souvent mettre à l'honneur tant elle me déçoit rarement, même si c'est affaire de goût () et que ce serait trop complaisant de n'évoquer que ce qui est bien fait, trop simple de ne parler que de ce que l'on apprécie et trop facile de ne boire que ce que l'on aime.

M'enfin...

D'ailleurs, je laisse ça à d'autres !

Koikilensoit, de mémoire de dégustateur patenté hétéroclite averti, les Anjou blancs me procurent souvent satisfaction(s) et plaisir(s) voire jouissance(s).
Alors, ouais, today, ne mégotons pas : kan c'est bon, faut l'dire puisque kan c'est pas bon (c'est mon goût), je m'interdis de l'taire.

Anjou blanc 2006, Les Blanches Bergères, Domaine Jo Pithon (à l'époque où il y oeuvrait encore), c'est d'l'Anjou, on t'dit, donc c'est d'la Loire.

Un nez frais de fruits jaunes mûrs, ça vous éclate les récepteurs tarins.
Une bouche fraîche, riche et complexe...
d'la puissance, un peu d'rondeur et des amers légers...
une rétro-olfaction et une finale langoureuse...
Tout ça vous emmène loin loin loin... sur les chemins du bon, du bien, du Ch'nin.
C'est beau, p'tain, un Ch'nin bien conduit, bien mûri, bien vinifié et bien élevé !

Après ça, on n'a guère envie de s'taper un gros bordeaux bien boisé.
Nan, j'rigole.
Next time...


Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

 

 

Publié dans : Des vins, bordel ! - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États... - Voir les 1 kienditkoi - Un comm ?
Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 08:07

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Sur les conseils de mon ancienne collègue, et après un an passé dans ma PAL, je me suis enfin décidée à lire le roman de Julia Franck, " La femme de midi ". Et comme, il vient de sortir en poche, je m'étais dit que ça pourrait être un de mes coup de coeur en magasin.

L'histoire :
Alors que le village de Stettin est envahi par l'armée rouge, Alice va commettre l'irréparable : arrivée à la gare, elle abandonne son fils de 7 ans. Pour comprendre ce geste, il faut remonter jusqu'à l'enfance d'Alice, qui d'ailleurs s'appelait alors Hélène.

La jeunesse d'Hélène n'est pas très rose. Le décès prématuré de son père rend encore plus insupportable la vie auprès d'une mère démente. Heureusement, elle trouve toujours du réconfort auprès de sa grande soeur Martha. Mais dès que l'occasion leur est donnée de partir, les 2 jeunes filles sautent sur l'occasion et s'enfuient à Berlin.

Hébergée par leur tante, Martha et Hélène sont immédiatement plongées dans le milieu intellectuel.
Si Hélène résiste aux tentations festives, ce n'est pas le cas de Martha.
Hélène essaie en effet de se concentrer sur son avenir et son envie de devenir infirmière. Mais son parcours déjà chaotique va encore renconter des obstacles...

Mon avis :
Pas facile d'exprimer ce que cette lecture m'a inspirée.
Une chose est sûre tout au long du roman, j'ai ressenti une gêne. Parfois du fait de l'histoire (les relations entre les 2 soeurs sont plus qu'ambigües) mais aussi du fait de l'écriture qui manque de fluidité à mon goût.
Le résultat, c'est une lecture en montagne russe. Un coup j'étais dedans, et les pages d'après je n'y étais plus.

Pourtant, j'ai beaucoup apprécié de découvrir ce Berlin des intellectuels avec ses excès, la montée du nazisme en filigrane, la place des femmes à cette époque... Mais un peu comme mon billet, tout ça manquait de liant.

Tandis que, d'habitude, j'ai plutôt les même goûts que ma collègue, là ça ne l'a pas fait. Et en faisant un tour chez quelques blogueuses, j'ai d'ailleurs constaté que les avis étaient souvent assez tranchés avec autant de coup de coeur que de " Bof Bof ".

Réferences :
" La femme de midi " de Julia FRANCK, aux éditions Flammarion, 370 pages et 21 euros.

D'autres avis :
Anna, Virginie, Kathel

Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 1 kienditkoi - Un comm ?
Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 13:33

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Je n'peux m'empêcher, ami Lecter & amie lectrice, de te livrer ce bon mot honteux d'un agent de vigneron à propos de la bio en règle générale et du vin bio en particulier, t'épargnant au passage le registre " c'est d'la connerie ! ".

" Ben comment ils (ceux qui travaillent en bio) font avec des voisins qui traitent et/ou épandent du chimique ?

Moi, je dis que les analyses chimiques (démontrant l'absence de résidus dans les produits dits bio et par extension, dans les vins dits bio), c'est du pipeau et que si des vignerons veulent vraiment cultiver des vrais raisins vraiment bios, z'ont qu'à cultiver les vignes à dix mètres de hauteur...
...comme pour les tomates ! ".

...

M'enfin...

...

Du coup, à pauv'pomme, bonne poire !

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Et c'est bio encore en plus.

D'la fraîcheur, du fruit, d'la complexité, d'la légèreté, d'la finesse... et pourtant, l'est pas tout jeune, ce Poiré.
Poiré Granit 2002 d'Eric Bordelet, ou quand la poire (bio) nique la pomme (pauvre) !

 

Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

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