Et des romans ?

Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 09:50

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Histoire de changer un peu d'registre, ami Lecter & amie lectrice, tandis que je suis en pleine lecture du tome 2 de la trilogie Neshov, La ferme des Neshov, causons manga et causons nouveau manga !
Auteur de l'autre manga vin-esque, Sommelier, dont on parle (trop) peu bien qu'il soit plus ancien (tiens, encore un billet à faire ?!) et bien moins fanstamatique, Shinobu Kaitani nous tend, avec ce Liar Game, un piège money-manga-esque, chouïa chouïa à la The Game de Fincher.

L'histoire :
Quand on est d'une honnêteté quasi béate voire d'une naïveté candid-esque, recevoir un paquet vous annoncant être sélectionnée parmi 100 000 personnes pour participer à un tournoi ne peut que piquer votre curiosité. Ah les bienfaits du marketing sur les ménagères de moins de 50 ans et autres cibles mercatiques !
Nao Kanzaki est de ce jus et ce Liar Game s'annonce à la hauteur de sa naïveté.

L'arnaque ne fait que commencer...

Car elle est maintenant propriétaire de 100 000 000 de yens qu'elle doit conserver un mois tout en affrontant un autre joueur, lui aussi possesseur temporaire de 100 millions : celui qui vole les 100 millions de l'autre pourra les garder. Par voie de conséquence, celui qui ne peut pas rendre les 100 millions qui lui ont été attribués au début du jeu, devra les rembourser coûte que coûte aux organisateurs.

So, quand on est naïf... ça s'annonce tendu du pli... d'autant que remporter un pli ne fait pas forcément le poids...

Mon avis :
Pas fan des mangas au style graphique trop démonstratif, trop délire... me v'là servi !
Les personnages, aux yeux constamment exhorbités (des aliens mi-homme mi-caméléons ?!), rivalisent d'expressions simiesques tout au long de cette série (ai déjà épluché le tome 2) basé sur le mensonge, l'arnaque, la psychologie et l'appât du gain.

Ce n'est donc pas le style mais bien l'histoire, le sécnario, les ficelles, le suspens et l'ambiance qui m'ont accroché.
Franchement, c'est frais quoique le sujet soit délicat et ça fait bien son office manga-esque ; ça devrait même ravir les aficionados du genre.

Références :
Liar Game de Shinobu Kaitani, édition Tonkam, environ 200 pages, 7.5€.
Sortie du tome 3, début décembre.


Lire et boire, même japonais, maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

 

Par J-C - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 1 kienditkoi - 1 comm ?
Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 17:58

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Nouveau partenariat, nouvelle découverte.
J'ai souvent eu envie de découvrir les livres de Pascal MERCIER et c'est grâce à Babelio que j'ai pu avoir entre les mains son dernier ouvrage, Léa. Ayant au préalable lu le quatrième de couv', ce récit s'annonçait splendide.

 

L'histoire :

Alors qu'ils passaient dans une gare, Martijn et sa fille Léa sont attirés par la musique d'un violon. C'est une jeune fille qui joue un morceau de Bach. Le charme agit immédiatement sur Léa qui, prise dans un tourbillon, demande un violon et des cours.
Depuis la mort de sa mère, Léa était dans une sorte d'état léthargique. Cette passion semble la réveiller et son père, ravi de la voir ainsi, cède à tous ces nouveaux " caprices ".
Très vite, cette passion devient dévorante et Léa se transforme devant les yeux, tantôt inquiets tantôt admiratifs, de son père.

 

C'est Martijn lui-même qui raconte son histoire à Adrian Herzog, un homme rencontré dans un café à Arles. Finalement, ce récit entre en raisonnance avec la propre vie d'Adrian ou quand deux hommes plongent dans ce que leur passé a de plus douloureux...

 

Mon avis :

Cette période de l'année est riche en découvertes et ce livre fait partie des plus belles.

Le drame est là, on le sent qui arrive, qu'il est inévitable. Le lecteur est ainsi pris en otage d'une tension palpable dès les premières lignes.

L'habileté de Pascal Mercier est indescriptible. C'est par petites touches qu'il tisse une toile faite de folie, de passion, de bonheur et de malheur.

La plume est magnifique. Je ne suis pas sûre d'avoir lu un plus beau livre sur la passion.

J'ai mêm éprouvé le besoin de faire beaucoup de coupures dans ma lecture tant j'étais imprégnée de cette atmosphère dramatique. C'est une très belle lecture et très éprouvante.

 

Références :

Léa de Pacal MERCIER aux éditions Libella Maren Sell, 19 euros et 243 pages.

 

Un autre avis :

leslivresquej'aime

 

Merci à

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et à

Libella Maren Sell

 


Par Isa - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 3 kienditkoi - 1 comm ?
Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 17:49

51OOY+wB0KL. SL500 AA300 Pour qui n'était point trop jeune à l'époque, l'arrivée en 1994 de Virginie Despentes dans l'panier d'grattes de la littérature française s'était apparenté à un débarquement.
A l'époque vendeuse vierge, la parution de son premier livre, Baise-moi, s'était effectuée difficilement - nombreux refus de maison d'édition - et bruyamment - ouh là, le tollé intello-bourge et critico-médiatique à la sortie de ce road book trash - mais efficacement avec plus de 50 000 exemplaires vendus.
Dans l'cul, les coinços des 90's !
S'en suivirent à fréquence plus ou moins régulière et jusqu'au début des années 2000 des sorties plus ou moins réussies de romans, essais et nouvelles sur son thème sociétal de prédilection : la place de la femme dans un affreux monde machiste (bouh, pas bô les mecs !).

Alors quand début 2010, on apprend la sortie d'un nouveau roman de Virginie Despentes sur la disparition de Valentine et de sa recherche par deux privées déjantées, sur fond de population homo et mégalopoles européennes (au sens non-Sarkozyste)...

Bon ben, on s'dit qu'y a ptêt redite 15 ans après, voire même kon nous prendrait pour les perdreaux d'l'année ?! Donc, autant en avoir le coeur net, let's read Apocalypse bébé puisque Priceminister nous l'propose (j'y r'viendrai plus tard, ami Lecter & amie lectrice). 

L'histoire :
So, confere up ci-dessus !
Valentine, ado à la déroute, a disparu.
Déroute jusqu'à Beyrouth ?
Enquête ambiance partouze lesbiennes et poursuites type nénettes branchouilles en goguette dans les plus belles villes hype du moment (dixit Délivrance, le quotidien de la gauche bien navrante pensante fondée).

Mon avis :
Si Pricemin' ne l'avait pas proposé à Livr-esse (un livre contre une critique), j'l'aurais pas lu tant la resucée me semblait évidente. Mais bon, à choisir entre Despentes, dont j'avais grave kiffé Baise-moi et (un peu moins) Les Chiennes Savantes, et Houellebecq, j'préfère le tripal au cloaqual.
Et puis, l'écriture punk de Virginie, ça m'avait pris aux tripes ! M'avait...
Kozke présentement, autant certains chapitres permettent de retrouver cette Virginie autant d'autres... ben, c'est un peu Despentes sous Prozac... les années 2000 sont passées par là...
C'est assurément voulu puisque son livre est construit sur le principe d'une alternance d'époque, de société, de ville, de rythme... mais bon, y'a des chapitres où ça percute nettement tellement moins que ça manque grave de liant.
Quant à l'histoire en elle-même, y compris jusque dans la fin dantesque (Dantec-sque), on reste sur sa faim tant la redite est flagrante : Apocalypse Bébé, pour ma pomme, c'est really Baise-moi 15 ans après ! Et à 40 ans, ben, on est moins vaillant... ptêt...

Références :
Apocalypse Bébé de Virginie Despentes aux éditions Grasset, 352 pages, 19 boules.

Remerciement :
Merci à Priceminister pour ce marché " Un livre contre une critique ", v'là un contrat sympa ! Et puis d'ici l'prochain, ami Lecter & amie lectrice, on s'dit que...

 

Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

 

Par J-C - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 3 kienditkoi - 1 comm ?
Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 08:16

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L'année dernière, j'avais lu un recueil de nouvelles de Karine FOUGERAY, " Elle fait des galettes, c'est toute sa vie ". J'avais été très séduite par ce livre, alors quand j'ai vu un de ses romans en poche, je ne me suis pas posée de questions, j'ai pris. En plus, le titre est assez séduisant (NDl'autre auteur de ce blog : pour qui aime, adore, porte au pinacle etc., la violette) : " Ker Violette " : tout un programme !!!

 

L'histoire :

Clara est une jeune femme de 36 ans qui débarque un jour dans un bistrot breton. Sa beauté et ses cheveux blonds attirent tout de suite l'attention des clients et surtout celui de Felix, marin de son état et peintre à ses heures. Ces deux là vont finalement faire connaissance en enquillant les verres. Felix tombe littéralement sous le charme de Clara et quand, à la fin de la soirée, celle-ci se trouve dans un état d'ébriété avancé, il l'emmène dans la pension de Violette.

Le lendemain, Clara parle de la raison de sa venue en Bretagne. Elle est là pour retrouver son cheval. Cette quête, même si elle est bien réel est surtout celle d'un passé. C'est seulement quand elle aura retrouvé ce cheval qu'elle pourra apercevoir son avenir.

 

Mon avis :

Non je n'ai pas accrochée !!! Je suis peut-être passée à côté ???

Le début m'a beaucoup plu, je me suis laissée embarquer en Bretagne à la rencontre de personnages un peu désabusés. Puis au fur et à mesure, je me suis sentie sortir du livre et de l'histoire. Trop d'enchainements de situations un peu caricaturales. Finalement, je n'avais plus tellement envie d'avancer dans le roman. Et la fin n'a rien arrangé à l'affaire.

 

Une vraie déception pour moi mais je crois que je fais partie des exceptions puisque beaucoup de blogueur(se)s ont fait des billets élogieux et ont eu un tout autre ressenti.

 

Références :

"Ker Violette" de Karine FOUGERAY, aux éditions Pocket, 247 pages et 5,90 euros.

 

D'autres avis:

Clarabel, Laure, lisa, Lily, Lucile, Nath,

Par Isa - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 1 kienditkoi - 1 comm ?
Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 14:47

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Je passe souvent dans le rayon biographie des librairies et je suis souvent tentée.
Mais, bien sûr, c'est toujours sur un roman que se porte mon choix final.
Là, c'est grâce à un nouveau partenariat avec BOB que j'ai reçu le livre d'Emmanuelle GUILCHER, " Signoret, une vie ".
Je ne sais pas comment c'est possible mais je n'ai vu aucun de ses films, et de sa vie je ne connaissais que son histoire d'amour avec Yves Montand. Je m'engageais donc dans une découverte totale.


L'histoire :

Emmanuelle raconte la vie de Simone Signoret, de sa naissance dans un milieu bourgeois à sa mort.
On y découvre une femme cultivée, une intellectuelle même. Marquée par son époque, elle s'est toujours battue pour ses idées.

Le livre est construit de telle façon que la vie de Signoret est toujours mis en parallèle des événements politiques : la guerre, l'occupation, les évènements de mai 68, la chute du communisme...

Il y a bien sûr une grande part consacrée à sa carrière d'actrice avec des films plus ou moins appréciés de la critique ou du grand public mais où ses qualités de comédienne ont toujours été reconnues.

L'auteure détaille de très belle façon comment Signoret est passée d'une jeune actrice à la plastique superbe à une actrice vieillissante, marquée par l'alcool car c'est finalement, en assumant ce nouveau physique, qu'elle a eu ses plus beaux rôles.

Mais le livre n'aurait pas été complet s'il n'y avait pas son histoire avec Montand. Non seulement, ils partagent un véritable amour mais aussi ce besoin d'engagement politique. Entre coup de foudre et coups de gueule, la rencontre avec Yves Montand a changé cette femme indépendante en fidèle épouse, restant dans l'ombre de son mari quand il le fallait.


Mon avis :

Je savais que cette lecture serait une découverte et je n'ai pas été déçue. On sent qu'il y a eu un énorme travail de recherche avec beaucoup de témoignages.

J'ai beaucoup aimé Signoret, l'intellectuelle. Celle qui au Café de Flore a cotoyé Sartre et tant d'autres. On ressent chez elle une telle soif d'apprendre, de comprendre. En lisant certains passages, j'ai ressenti une énorme admiration pour cette femme.

Emmanuelle Guilcher raconte de manière très pudique les événements plus intimes comme la perte de son frère ou d'un enfant, ses fausses couches, les tromperies de Montand ou son rapport avec l'alcool. Signoret est marquée mais avance toujours.

Que dire de l'actrice, moi qui n'ai rien vu ?! Ce livre m'a donné envie de découvrir certains de ses films mais plutôt ceux de sa deuxième partie de carrière comme " Le chat " ou " La vie devant soi " (même si j'ai été très marquée par la lecture du roman).

Un livre riche en anecdotes cinématographiques qui offre également un beau panorama de l'époque traversée par Signoret.

Il y a tellement à dire... une femme à découvrir ou à redécouvrir.

 

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Références :

" Signoret, une vie " d'Emmanuelle GUILCHER, aux éditions Michel LAFON, 387 pages et 19,95 euros.

 

D'autres avis :

Praline, lesmots de pascale, Cynthia, Mademoiselle, Theoma, Lily.

 

MERCI A

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ET A

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Par Isa - Publié dans : Et des romans ? - Communauté : Les lectures de Florinette - Voir les 2 kienditkoi - 1 comm ?

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