Histoire de changer un peu d'registre, ami Lecter & amie lectrice, tandis que je suis en pleine lecture du tome 2 de la trilogie Neshov, La ferme des Neshov, causons manga et causons nouveau manga !
Auteur de l'autre manga vin-esque, Sommelier, dont on parle (trop) peu bien qu'il soit plus ancien (tiens, encore un billet à faire ?!) et bien moins fanstamatique, Shinobu Kaitani nous
tend, avec ce Liar Game, un piège money-manga-esque, chouïa chouïa à la The Game de Fincher.
L'histoire :
Quand on est d'une honnêteté quasi béate voire d'une naïveté candid-esque, recevoir un paquet vous annoncant être sélectionnée parmi 100 000 personnes pour participer à un tournoi ne peut que
piquer votre curiosité. Ah les bienfaits du marketing sur les ménagères de moins de 50 ans et autres cibles mercatiques !
Nao Kanzaki est de ce jus et ce Liar Game s'annonce à la hauteur de sa naïveté.
L'arnaque ne fait que commencer...
Car elle est maintenant propriétaire de 100 000 000 de yens qu'elle doit conserver un mois tout en affrontant un autre joueur, lui aussi possesseur temporaire de 100 millions : celui qui vole les 100 millions de l'autre pourra les garder. Par voie de conséquence, celui qui ne peut pas rendre les 100 millions qui lui ont été attribués au début du jeu, devra les rembourser coûte que coûte aux organisateurs.
So, quand on est naïf... ça s'annonce tendu du pli... d'autant que remporter un pli ne fait pas forcément le poids...
Mon avis :
Pas fan des mangas au style graphique trop démonstratif, trop délire... me v'là servi !
Les personnages, aux yeux constamment exhorbités (des aliens mi-homme mi-caméléons ?!), rivalisent d'expressions simiesques tout au long de cette série (ai déjà épluché le tome 2) basé sur le
mensonge, l'arnaque, la psychologie et l'appât du gain.
Ce n'est donc pas le style mais bien l'histoire, le sécnario, les ficelles, le suspens et l'ambiance qui m'ont accroché.
Franchement, c'est frais quoique le sujet soit délicat et ça fait bien son office manga-esque ; ça devrait même ravir les aficionados du genre.
Références :
Liar Game de Shinobu Kaitani, édition Tonkam, environ 200 pages, 7.5€.
Sortie du tome 3, début décembre.
Lire et boire, même japonais, maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

Pour qui n'était point trop
jeune à l'époque, l'arrivée en 1994 de Virginie Despentes dans l'panier d'grattes de la littérature française s'était apparenté à un débarquement.

