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Me revoilà au bord de la mer pour un long week end de 4 jours ; cette fois-ci,
c’est pour assister au départ du Vendée Globe.
Dans mes bagages, je n’ai pas oublié mes chers bouquins et aussi -et surtout- les bonnes clefs pour entrer et sortir de chez moi (la liberté tient parfois à peu de
choses !!!).
Soyons honnête, la pêche a été moyenne. Aucune révélation.
C’est « Magnus », le roman de Sylvie Germain qui sort en tête de mes
dernières lectures.
Cependant comme il a été beaucoup médiatisé, je préfère vous parler des « Chercheuses de crapauds » de Valérie Le Nigen.
L’histoire
Léna, gardienne de phare, et Claire, alcoologue, se rencontrent et se lient d’amitié rapidement. Elles ont plusieurs points communs dont le principal est celui de rechercher un crapaud pour partager leur vie. Vous avez bien compris qu’elles ne cherchent pas un batracien gluant coassant à la pleine lune mais plutôt un bipède de genre masculin et surtout du genre charmant.
Pour pimenter un peu le récit, des femmes alcooliques sont retrouvées empoisonnées à Brest puis à Quimper. Nos deux chercheuses de crapauds vont donc mener la quête du crapaud et l’enquête sur ces meurtres.
Mon avis
C’est un livre qui permet de passer un très bon moment.
Les personnages sont très attachants, beaucoup moins stéréotypées que dans la plupart des livres dits « féminins ».
Une bonne dose d’originalité, d’humour et de simplicité font le charme de ce livre.
Ce n’est pas de la grande littérature mais parfait quand on a envie de lire quelque chose de léger.
Références
« Chercheuses de crapauds » de Valérie Le Nigen aux éditions Liv’éditions, collection Liv’poche, 283 pages.
Mes autres lectures de ces derniers jours
- « Magnus» de Sylvie Germain aux éditions Gallimard, collection Folio, 263 pages.
On suit la vie de Franz-Georg. Au début enfant malade, dont la fièvre l’a amputée des souvenirs de ses 5 premières années . Puis, il devient un adulte qui découvre l’horreur de son passé et les mensonges de ses parents. Au milieu de ses découvertes, subsistent des trous nois qui l’empêche de se construire complétement.
Roman très fort, complexe.
Sylvie Germain réussit à nous emporter dans cette atmosqphère lourde et dans cette quête d’identité.
C’est un petit bijou qui a eu le Prix Goncourt des Lycéens en 2005.
Ce livre mérite de se lire en une fois. Je l’ai lu en deux fois (le sommeil a eu raison de moi à la 170ème page) et du coup à la reprise, le lendemain , j’avais un peu perdu en émotions (Ah j’envie parfois les insomniaques !!!).
- « Le nombril à Sophie » de Jean Bulot aux éditions des Equateurs, 169 pages.
A la fin de la seconde guerre mondiale, un petit garçon nous narre son enfance sur une petite île bretonne : l’île d’Arz.
A travers son regard, nous allons découvrir des personnages hauts en couleurs, des expressions typiques et la vie d’îlien.
Dommage, le thème du bouquin me plaisait
mais la réalisation ne m’a pas conquise. Jean Bulot a enchaîné expressions bretonnes et anecdotes et du coup il ne nous fait pas pénétrer dans son univers.
Je suis restée une spectatrice lointaine de la vie de cette île.
Donc un grand BOF.
Et aussi, en bonus !
- « Les lois de la gravité » de Jean Teulé aux éditions Pocket, 139 pages.
Un dimanche soir, une femme se rend au
commissariat avouer le meurtre de son mari dix plus tôt. C’est le lieutenant Pontoise qui reçoit les aveux de cette femme mais qui se refuse à l’arrêter.
Un face à face déconcertant, d’une nuit, va alors commencer.
Toujours original, Jean Teulé nous fait partager un bien curieux huis-clos.
J’ai beaucoup apprécié même si cet auteur a fait bien mieux.
- « A l’Ouest» d’Olivier Adam, aux éditions Pocket, 129 pages.
Tranche de vie d’une famille à la dérive : Une mère usée, un fils ados rebelle (pléonasme, non ???), mal dans sa peau (re-pléonasme ???) et une fille qui se réfugie dans la prière.
Belle écriture au service de personnages
torturés et d’une atmosphère pesante.
J’ai apprécié ce livre mais petit conseil : « évitez de le lire les soirs de cafard » sinon ça va vous achever.