Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /2009 10:15
Il est des putain de journées ardues que des douceurs gastronomiques et vinesques adoucissent avec bonheur !

En plein prévisionnel de mon Daminou (cf. Quand ça bobosse sur une papatte...), nous avons réussi à allier plaisir et travail. Et ce fut une véritable entreprise... (promis Maman, je bois pas trop non plus).


Côté prévisionnel, nous avons bien avancé puisque nous en sommes à la V3 (3° version).
Côté plaisir, nous avons organisé jeudi midi un miam de débriefing raisonnable autour de deux slurps très sympatoches (Touraine Platine 2005 du Domaine Gibault, expression magnifique du sauvignon sur lie -fruits jaunes très mûrs-, et Saint Nicolas de Bourgueil 2000 cuvée Dyonisos du Domaine du Mortier, onctuosité des fruits rouges bien mûrs légèrement animal aux tanins fondus).

Mais cerise sur le gâteau, nous avions planifié en début de semaine un miam familial avec nos moitiés et nos descendances respectives autour d'un repas digne de ce nom (terrines de poissons maison... côte de boeuf sur braises... crumble poire-chocolat...) que de splendides slurps ont su magnifier !

Et là, là, je sens que tu salives, ami Lecter, amie lectrice...
Hé bien... t'as bein raison ! Oh ptain, c'était Noël !!!
Songe que la famille Foucault a doublement tapé à notre porte grâce à mon Daminou...
Deux Clos Rougeard dans sa hotte, fier comme Artaban, notre père Noël du jour nous a régalé à un point -pour ma part- jamais atteint !!

Mais ce ne fut pas tout...

Toujours dans un esprit pédagogique, nous avons d'abord cédé à l'obligation de goûter au soda américain de France, le Tariquet... tout en le comparant à un vin plus artisanal de même facture.
Thierry a bien résumé le Tariquet " c'est un vin séquentiel ! " des fruits sucrés puis de la fraîcheur puis des fruits sucrés... on peut comprendre que ça plaise... c'est fait pour en tout cas.
Quant au vin dégusté en parallèle, le vin de pays des Côtes de Gascogne cuvée L'étoile du Domaine de Joÿ, ce fut autre chose (ça faisait très sauvignon alors que c'est aussi un Colombard-Ugni-blanc-Gros Manseeng) mais tout compte fait pas mieux !
Bon... on va pas s'étendre... ça, c'est fait, point final !


Du coup, nous nous sommes vengés sur un Savennières La Croix Picot 2006 du Domaine Jo Pithon.
Et là, ce fut digne d'un apéro augurant d'une soirée dantesque !
Minéral à souhait sur une belle expression fruitée du Chenin, il tutoie les sommets des Joly, Laureau, Mahé ou Morgat. Fin -très fin même-, tendu, riche et acide... sur du miel fin, des agrumes, des fleurs blanches... de l'or en barre !!
Je reste tout de même sur mon impression plus élégante encore du Savennières du Domaine du Gué d'Orger voire du Savennières de Damien Laureau cuvée Le bel ouvrage, mal goûté précédemment.


Passons à table pour notre entrée, assiette de terrines de poissons et de saumon fumé !
Arrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrgh... C tipar avec le premier Clos Rougeard... une squaw, un Saumur blanc 1997 !!


Pour Thierry et ton serviteur, ami Lecter, amie lectrice, ce fut la tuerie de la soirée... pour moi, la tuerie de l'année voire la tuerie des tueries jamais bues !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J'en suis resté comme deux ronds de flan !!!

A mon sens, apogée vinesque de ce repas, j'ai mis un temps à finir mon verre pour goûter, regoûter, re-regoûter, apprécier ce moment de délectation jouissive, de paix intérieure, de nirvana... bref, de plaisir AB-SO-LU !

Les arômes tertiaires du Chenin sont présents et fondus (menthe, fruits confits, miel, fumé, vanille...), la rondeur est digne de celles des plus belles femmes peintes par Rembrandt, la finale est d'une longueur extatique et la bouche n'en peux plus de tant de merveilles sur ses papilles.

Que dire de plus... pas grand chose tant les mots manquent de prime abord pour décrire un tel nectar... j'ai eu l'impression de me faire conduire au Ritz dans une Rolls-Royce Phantom ancienne facture...
Donc silence.


Après ça, la suite s'annoncait belle avec son frère peau rouge un Saumur-Champigny Clos Rougeard Les Poyeux 1996 qu'une ptain de côte de boeuf allait accompagner à merveille.
Ce fut grandiose, un vin dont l'expression du Cabernet Franc est sublimée !
Tout en finesse, ce cépage vendangé trop souvent pas assez mûr prend une autre dimension.
Des fruits rouges mais très subtils, des tanins soyeux et des épices douces, ce vin est aérien et suave comme une brume matinale d'automne sur des vignes ligériennes.
Après ça, certaines quilles vont être difficiles à boire...

D'ailleurs, le Bourgueil 2004 La Coudraye de Yannick Amirault a été mis de côté pour le lendemain afin de ne pas gâcher ce plaisir immense !
Là encore, un très très bon vin sur des fruits mûrs et des tanins assouplis, rien de végétal, rien de ces Bourgueil tanniques et asséchants kon nous sert partout !!


Pas en reste sur le dessert, le crumble poires-chocolat, nous avons achevé le repas sur un Côteaux du Layon Faye Domaine des Logis 2003 cuvée Louis des frères Touret que j'adore.
Pour moi, un des meilleurs Layon, déjà goûté précédemment, il avait encore évolué... très sur l'ananas et le miel avec un bel équilibre sucre-minéralité.
Seuls certaines douceurs des icônes Baudoin, Ménard, Osterlinck et cie le dépassent à mon sens !

Voilà, j'pourrai en écrire des lignes sur cette putain de soirée ! C'était chié, bath, j'en veux encore plein des comme ça avec des potos aussi cools que mon Thierry et mon Daminou !!
Merci Damien, merci beaucoup et merci à vous, Séverine et Thierry, pour nous avoir reçu comme des rois !!!

Quant à nous, on se dit que lire et boire maintiennent les formes alors ben y'à kà !!!

Publié dans : Des vins, bordel ! - Voir les 4 commentaires - Un commentaire ? - Partager    
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