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Pour qui n'était point trop
jeune à l'époque, l'arrivée en 1994 de Virginie Despentes dans l'panier d'grattes de la littérature française s'était apparenté à un débarquement.
A l'époque vendeuse vierge, la parution de son premier livre, Baise-moi, s'était effectuée difficilement - nombreux refus de maison d'édition - et bruyamment - ouh là, le tollé
intello-bourge et critico-médiatique à la sortie de ce road book trash - mais efficacement avec plus de 50 000 exemplaires vendus.
Dans l'cul, les coinços des 90's !
S'en suivirent à fréquence plus ou moins régulière et jusqu'au début des années 2000 des sorties plus ou moins réussies de romans, essais et nouvelles sur son thème sociétal de prédilection : la
place de la femme dans un affreux monde machiste (bouh, pas bô les mecs !).
Alors quand début 2010, on apprend la sortie d'un nouveau roman de Virginie Despentes sur la disparition de Valentine et de sa recherche par deux privées déjantées, sur fond de population homo et mégalopoles européennes (au sens non-Sarkozyste)...
Bon ben, on s'dit qu'y a ptêt redite 15 ans après, voire même kon nous prendrait pour les perdreaux d'l'année ?! Donc, autant en avoir le coeur net, let's read Apocalypse bébé puisque Priceminister nous l'propose (j'y r'viendrai plus tard, ami Lecter & amie lectrice).
L'histoire :
So, confere up ci-dessus !
Valentine, ado à la déroute, a disparu.
Déroute jusqu'à Beyrouth ?
Enquête ambiance partouze lesbiennes et poursuites type nénettes branchouilles en goguette dans les plus belles villes hype du moment (dixit Délivrance, le quotidien de la gauche bien
navrante pensante fondée).
Mon avis :
Si Pricemin' ne l'avait pas proposé à Livr-esse (un livre contre une critique), j'l'aurais pas lu tant la resucée me semblait évidente. Mais bon, à choisir entre Despentes, dont j'avais grave
kiffé Baise-moi et (un peu moins) Les Chiennes Savantes, et Houellebecq, j'préfère le tripal au cloaqual.
Et puis, l'écriture punk de Virginie, ça m'avait pris aux tripes ! M'avait...
Kozke présentement, autant certains chapitres permettent de retrouver cette Virginie autant d'autres... ben, c'est un peu Despentes sous Prozac... les années 2000 sont passées par là...
C'est assurément voulu puisque son livre est construit sur le principe d'une alternance d'époque, de société, de ville, de rythme... mais bon, y'a des chapitres où ça percute nettement tellement
moins que ça manque grave de liant.
Quant à l'histoire en elle-même, y compris jusque dans la fin dantesque (Dantec-sque), on reste sur sa faim tant la redite est flagrante : Apocalypse Bébé, pour ma pomme, c'est really
Baise-moi 15 ans après ! Et à 40 ans, ben, on est moins vaillant... ptêt...
Références :
Apocalypse Bébé de Virginie Despentes aux éditions Grasset, 352 pages, 19 boules.
Remerciement :
Merci à Priceminister pour ce marché " Un livre contre une critique ", v'là un
contrat sympa ! Et puis d'ici l'prochain, ami Lecter & amie lectrice, on s'dit que...
Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!