Vendredi 15 janvier 2010
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11:45
Pendant notre we de Noël, ami Lecter amie lectrice, lorsque nous sommes descendus aux alentours de
Biarritz, je suis
allé faire un ptit tour chez un caviste que j'ai parfois fréquenté à l'occasion (il y a presque 10 ans).
A l'époque, ce commerce n'était pas adepte des vins dont les raisins sont issus de l'agriculture biologique (les vins bios n'existent pas - encore - ) donc encore moins des
vins naturels.
Je souhaitais donc me rendre compte de leur évolution puisqu'en regard, évolution du marché il y a eu.
Un tour vite fait pour observer le bouclar...
Résultat des courses : un pauvre stand de 10 références de vins aux raisins bios majoritairement de chez Chapoutier et basta !
Pas démonté pour un sou, je demande l'expertise d'un des... cavistes... vendeurs... qui me l'avait si gentiment proposé.
" Z'auriez pas des vins sans produit chimique ? " demandais-je.
" C'est-à-dire ? " me répondait-on.
" Ben, vous savez : pas de produit chimique ajouté ni dans la vigne ni dans le chais " ajoutais-je.
" Vous vous parlez des vins bios ? " enchainait-on.
" Oui, enfin non, pas seulement, c'est bien mais sans produit chimique ajouté dans le chais, z'auriez pas ? " enfonçais-je.
" Dans le quoi ? " me coupait-on.
Ouh là... moment de solitude... j'perds un bras.
" Dans le chais " répétais-je, " vous savez les centaines de produits de m... autorisés comme les levures chimiques, l'acide sulfurique etc. qu'on... " rajoutais-je.
" Les sulfites ? " m'interrompait-on.
" Ouais mais pas seulement, tous les autres saloperies... " reprenais-je.
Gros blanc... moment de solitude mais pour lui cette fois-ci...
J'perds quand même l'autre bras par compassion humaine.
Et là, long laïus sur les vins aux raisins bios.
Très long laïus.
Très très long laïus.
Que les gens en demandent de plus en plus, que c'est bien pour le consommateur, que les vignerons sont de plus en plus " attentifs " à ce qu'ils rajoutent dans les vignes etc. bla bla bla...
MAIS que le vin sans sulfites, c'est pas possible, ça tourne vinaigre dans la journée et patati et patata...
Merde, j'perds une jambe, m'v'là bancal !
Bref, pendant 5 minutes - montre en main -, un tissu d'âneries, d'imbécilités, de stupidités, de poncifs balancés sans vergogne et sans la moindre once de connaissance avec un aplomb digne de nos
politiques pris la main dans le pot de confiture.
Pendant ce temps, ma chérie un peu en retrait faisait des petits bonds en se marrant...
Que les choses soient claires, je n'ai jamais entendu autant de conneries dites par un professionnel !
Quoique, la libraire de l'hyper du coin qui, en l'absence du tome 1 d'une série de bd dans son rayon, avait balancé fière d'elle la mongolienne : " oui, ça doit être une série qui commence au tome
2 ! " valait son pesant de glands.
Enfin, moi, pendant tout ce temps que l'autre Shrek ahanait ses énormités vinesques, PACHYDERMIQUE moment de honte de solitude de colère et de misanthropie, un phrase me trottait dans l'esprit
:
Quand on sait pas, on ferme sa gueule !
Voilà, c'était juste histoire de vous faire rire un peu en cette veille de we.
J'suis reparti sur une jambe mais pas par absence de tournée supplémentaire !
Lire et boire maintiennent la(les) forme (s) alors ben y'a k'à !!! Enfin, pour certains, faut pas : ça s'rait pire.