Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 11:45
Last Jedi, la teuf du Beaujo nouveau c'était.

Bien que je ne sois pas fan de ce breuvage simpliste, je me suis laissé tenté par l'offre d'un caviste virtuel très recommandable.

En fait, c'était surtout pour moi l'occasion de tester les vins du Domaine des Côtes de la Molière (j'te rassure ami Lecter, amie lectrice, j'suis aussi tombé à bras raccourcis sur un Moulin-à-Vent des mêmes coupables pour me faire une idée plus entière de leur taf donc on en r'parlera asap).

Mais boire du beaujo nouveau pour boire du beaujo nouveau, c'est pas forcément très palpitant.
Surtout quand on est seul et que son charcutier-traiteur spécialiste en sauciflars, jamons et autres jabugos est en congés annuels, le salaud !
Ptain, pas d'Serrano, d'Pata Negra et consorts dignes de ce nom à s'foutre sous la dent !
'Tain, LA super loose !!!
Enfin... c'est comme ça...
Du coup, m'suis rabattu sur une deuxième quille pour une soirée très gaie Gamay.



Ein, one, un etc.
Gamay Beaujolais.

Bon, ce Bojo-villages nouveau n'en fut pas vraiment un.

Des arômes de fruits rouges à noyaux mûrs, des tanins fins, une belle structure, de la minéralité, aucun arôme fermentaire (ou presque mais après aération : pschitt !) et de la droiture, mais c'est koi donc que ce beaujo ?

C'est un " Brut de cuve " : levures indigènes, no chaptalisation, no filtration, 0 soufre, 0 saloperie !
Un vrai vin nature, un vrai vin d'artisan viticulteur-vigneron !
Déroutant ?
Nan, pas vraiment : PLAI-SANT !!!
Ptêt le meilleur Beaujonouveau jamais bu pour moi.
A retenir : Beaujolais Nouveau " Brut de cuve " millésime 2009 du Domaine des Côtes de la Molière !


Zwei, two, deux...
Gamay d'Auvergne.

Ben çui-là, c'en est et du bon, putain !!!

Tout de suite, un nom a virevolté dans ma tête : PEYRA !
Pour les connaisseurs, des vins de début de siècle - voire de fin de siècle précédent - du domaine de Stéphane Majeune.
C'était avant kil ne mette la clé sous la porte rapport à de l'indélicatesse...
Et là, on s'prend à rêver !
Une fois la réduction envolée, sur fond d'acidité volatile juste comme j'aime, de la légèreté, de la fraise mûre écrasée, des épices, du graphite rayon mimine à crayon, de la finesse, du presque soyeux... ptain, le pied !!!

Perso, j'ai été élevé aux vins naturels du Domaine du Peyra.
Tous les samedis, j'filais chez mon caviste dans le 14° à Paname rue Daguerre et j'faisais grave péter Peyra.

Ah putain, c'était l'bon temps, on était jeune, on était beau, mon fiston babillait et moi, j'gazouillais !!!
Voilà, j'ai rajeuni de 10 ans en quelques verres.
Merci !

A retenir : Gamay 2006 , Marie et Vincent TRICOT, vignerons dans le Puy de Dôme, sanctifiés sur l'autel de la splendide buvabilité maximale !





J'suis bien, j'suis léger, j'suis zen : no music !

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