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Le problème avec le pinard, ami Lecter & amie lectrice, c’est que c’est sans fin !
Les cartes sont chaque fois mélangées à nouveau au gré des différences climatiques, culturales, humaines… et je ne parle même pas de la variabilité millésimale.
Du coup, les quilles passent et nos chats miaulent…
Ainsi fut il, avant-hier soir, pendant la dégustation de ce La Bohème 2007 du Domaine de La Sénéchalière de Marc Pesnot (Merci Baz pour la correc !). S'ra pas d'la flotte au moins çui-là ?!
Déjà, découverte de l'étiquette et moment de frayeur à la lecture du nom de ce cépage… Melon de Bourgogne ?!
Mais bordel, kessessè déjà que l’picrate où k’c’est kon utilise le Melon de Bourgogne ? Merde, chier, bite et toutes les autres interjections grossières à la disposition de mes pseudo neurones d’ex cadre parisien trop con mais pas encore trop aviné.
Je sais que c’est un cépage ligérien comme son nom ne l’indique pas mais lequel ?
Tic tac, tic tac, tic tac…
…
Ah oui, la Folle Blanche, c’est pour le Gros Blanc qui tâche Plant (moyen mnémotechnique : F G, la radio des agités) et le Melon de Bourgogne, c’est
pour le Muscadet (moyen mnémotechnique : je t’m avec deux m, mon amour kozke tu l’beau bien). Voilà, Melon de Bourgogne = Muscadet !
…
Non, c’est pas ça ! Si, c’est ça !
…
A nouveau, chier merde et sa fraterie débilitante juronesque…
P’tain mais c’est pas vrai qu’c’est pas beau d’vieillir ! A mon âge, j’ai déjà plus toute ma tête et pourtant, j’tourne pas à la pomme… Quelle honte !!!
Bon, ça doit être ça, mettons qu’ce soit ça et donc restons-en là, mon z’amour – qui, intelligemment, s’en cogne, elle, et descend son verre au rythme endiablé d’une spéciale de Sébastien Loeb (j’irai en fait checker sur internet entre deux lampées que je ne suis pas si ignare que ça).
Mais alors, il dit koi ce pif, ami Lecter & amie lectrice ?
Ben justement, il dit trop rien…
Dilué, il est peu expressif et du coup, quand on carbure plutôt, question Muscadet, au Bossard ou au Landron (j’en causerai uuuuuuuuuuuuuuuuultérieurement, ami Lecter & amie lectrice), ben là, ça fait un peu léger, un peu mou, un peu creux.
Et du coup, me revient ce bon mot d’un vigneron angevin que je ne nommerai pas par délicatesse livr-esque : kan tu sais pas c’que c’est, c’est soit du Muscadet soit de l’Aligoté !
A bon entendeur, sonotone !!!
Lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y’a k’à !!!
ben moi j'aime bien sa bohème à l'ami marc (d'ailleurs au passage son domaine c'est la sénéchalière, la bohème c'est juste le nom de cette cuvée). En 2007 c'était déroutant car on ne reconnaissait pas du tout le muscadet à mon avis. en 2008 il y a plus d'acidité, c'est plus tendu.
je te recommande de goûter sa cuvée "chapeau melon" en muscadet aussi. l'autre jour une de ses bouteilles que j'avais en stock est repartie en fermentation mais comme il capsule le chapeau melon ça m'a fait un pet nat de muscadet, super original.
Autre point qui, pour moi a son importance, marc Pesnot est un type super sympa et qui aime partager son expérience, donner des indications techniques sur sa façon de faire : ça change d'un trop grand nombre de vignerons taiseux et qui ne t'avoueront jamais que parfois ils se plantent...
Tu sais bien que je m'arrête rarement à une mauvaise première impression, le blog en fait foi ! Je goûterai donc à nouveau les vins de Marc surtout s'il l'vaut bien.
Mais là... not terrible !