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Pour tout boustifailleur amateur qui se respecte un tant soit peu, ami Lecter, amie lectrice, certaines lectures sont obligatoires !
Soit parce que l'auteur en impose sur ce rayon.
Maïté si tu me lis... retourne à tes fourneaux!
;o)
Soit parce que le titre d'un ouvrage titille tes papilles ou ta mémoire culinaire.
Cyril L. si tu me lis... non, là, j'suis tranquille.
:o))
Le gourmet solitaire de Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi allie auteur très réputé de mangas (mangaka) et recettes loco-régiono-nationo-mondiales appétissantes.
Deux bonnes raisons donc d'entretenir sa névrose miamesque en se plongeant dans les méandres de la cuisine nippone.
Les mangas de Taniguchi ne sont jamais tout à fait des mangas.
Les mangas de Taniguchi ne sont jamais tout à fait asiatiques.
Les mangas de Taniguchi ne sont jamais tout à fait simples.
Pourquoi, hein, ami Lecter amie lectrice ?
Parce que Taniguchi a été très fortement inspiré par les bandes dessinées européennes.
Le découpage est donc plus linéaire, et le dessin plus lisse, que dans un manga.
Tandis que, comme à son habitude, sous tend du thème principal une étude, une critique de la société. Mais est-ce plus japonais qu'européen ??
A lire cette très belle bd (oui, pour moi, c'est définitivement une bd plutôt qu'un manga), on rêve à des plats, des assiettes, des goûts, des odeurs, des arômes... sur un faux tempo.
Car, malgré la plus ou moins urgente appétence du héros de chaque début de chapitre, le livre se lit lentement, au rythme de ses flâneries digestives.
Et on se prend nous aussi à vouloir zoner, repus, rassasié, heureux, vivant !
Te v'là alors prêt, volontaire et déterminé à préparer un déjeuner ou un dîner d'amis, d'amoureux, de famille pour te sentir, toi aussi, tout simplement vi-vant.
Et là, quand t'en es à zoner dans les épiceries fines ou les rayons ad hoc, à réfléchir à des menus plusieurs jours à l'avance et à inventer des occaz de repas, t'es bon pour la camisole de
bouffe !
Car ainsi va la vie du rabelaisien patenté : toujours plusse bon, toujours plusse meilleur (toujours plus gros ?!) !!!
Lire et boire maintiennent la (les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!
P.S. : Hé oui, Jean-Marc, j'me suis aussi laissé tenter. Bonne lecture !
Dans mon autre vie, et comme tous les mangas que j'ai essayé de lire, je ne serais jamais allé au bout du bout de la dernière case. Peut-être la première page, et encore... Mais comme c'était un cadeau, il faut savoir dépasser ses premières impressions, se faire une douce violence et engloutir (sic) le morceau.
D'abord, le sens de lecture. Rien à faire, je n'y arrive pas. Ou mal. Il a fallu que ma chère et tendre me réexplique le sens de la marche... Bon, une fois le pli pris, ça va. Mais je ne suis pas à l'aise.
Le dessin. RAS. Ou plutôt si. Très manga. Très voire trop simpliste. A l'exception d'une ou deux "images", un peu plus "fouillées".
La mise en case. Répétitive, et roborative...
le scénar. Y en a un? Bon, un type qui passe son temps à chercher un restau et à choisir ce qu'il va manger, sur 18 chapitres et 180 pages, c'est long. Sans parler des dialogues insipides à mon goût. Ah, si! Amateurs d'onomatopées, vous serez ravis: hum, ploc, croooo, mgn, gnnk, sshhh...
Globalement, ça me fait penser à des Haiku. Mais je préfère les Haiku.
Deux points positifs. La decription précise de tout ce que le "gourmet" se met dans la panse. J'avoue que quelques fois, j'ai eu l'eau à la bouche. Et pourtant, je ne suis pas fan de la cuisine japonaise. Déjà, j'aime pas le poisson...
Et puis au début de chaque chapitre, un petit trait de quelques lignes décrivant un point ethno-sociologique du Japon ou du chapitre.
En conclusion, je n'avais pas trop envie de voyager au Japon. Pas mieux après la lecture du "Gourmet solitaire". J'ai bien peur d'être définitivement réfractaire à cette culture que je n'arrive pas à saisir. Mais ce n'est que mon point de vue et je n'oblige personne à le partager... Comme pour le vin, faut goûter!..
Je le trouvais moins manga que les autres, moi mais bon...