20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 07:08

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Désuet.
Cocasse.
Tels sont les deux qualificatifs, ami Lecter & amie lectrice, qui me viennent à l'esprit au quasi terme de la lecture de cet essai, qui n'a de médical que le titre. Ou quand, décidément, certains docteurs en médecine sortent des sentiers, abattus...

Je ne sais même pas si, en ces temps d'hygiénisme intellectuel bureaucratique imposé par une génération (post) soixante-huitarde faillitaire, un tel titre n'induirait pas une pluie de bave médiatique, de cris d'orfraie voire de plaintes... mais bon, c'est une réédition donc... pas touche aux icônes !
Quoi qu'il en soit, ces deux adjectifs sont aussitôt rejoints dans mon cerveau embrumé par l'inepte cri du gâteux donneur de leçons creuses et orientées : indignez-vous !

Car nombreuses sont les similitudes dans la superficialité et l'orientation des propos.
Ah l'insouciance des années 70-80...

Mais finalement, à bien y réfléchir, la réédition de ce best seller des années 70 - répondant sûrement à une logique éditoriale markétale - colle assez bien à l'ambiance apocalyptique de ce début de décennie et à son besoin de recroque(de)ville(pine)ment.

Et tel notre Bébel de l'an 2010, on se surprend à s'agiter en muet et en noir & blanc...


Bon, on rigole bien un peu dans la partie des prescriptions (médicales ?) du bon docteur trop arrosé au Banyuls mais à 15€ l'ordonnance d'un verre de Bordeaux en cas de syndrôme grippal... et pour une réédition, et en format quasi poche...
Pfffffffffffffffffffffffff !

Finalement, je n'en retiendrai qu'un court paragraphe plus raisonné concernant les vins techno - bobolecorpsetlatête - chimiques :

" Il est un fait patent et que nul ne songera à nier : le vin, comme tous les produits alimentaires de consommation courante et livrés actuellement au consommateur, est l'objet de transformations chimiques atificielles de la part de ceux qui le vendent au public au nom de ce que nos aimables technocrates - qui sont, en vérité, des humoristes qui s'ignorent - ont baptisé du terme de productivité.

Il n'est d'ailleurs pas exclu de penser que, sous ce bel euphémisme, se cache tout simplement le désir, fort légitime du point de vue du producteur et surtout du distributeur, de réaliser des bénéfices plus substantiels. "


Allez, que ceux qui sont en pleine étude sociologique des moeurs vinicoles de la France des années 70 courent acheter ce livre suranné, les autres échangeront leurs biftons contre une bonne quille de jaja ! A moins de vouloir wigoler un peu de ses aînés...

Soignez-vous par le vin du Docteur Maury, éditions du NIL, 162 pages, 15€.


Merci aux Editions Robert Laffont pour cette lecture décalée et vous, ami Lecter & amie lectrice, n'oubliez pas que lire et boire maintiennent la(les) forme(s) alors ben y'a k'à !!!

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Published by J-C - dans BookÔvins
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commentaires

Bebert 20/01/2012


Ben mon Hans-Karl!... Kesktarrive?... De mauvaise humeur ce matin?.. Levé du mauvais pied? Trop de SO² dans le vin hier soir?.. Une érection matinale contrariée?..   Quelle méchante diatribe!..


Quand on s'appelle Maury, on ne peut pas être foncièrement mauvais, allons...


Le représentant de la génération (post) soixante-huitarde faillitaire (et néanmoins attardée) que je suis, va devoir retrouver ce bouquin dans sa bibliothèque et tenter une relecture...

Mais, Ça Parl'd'koi C'blob Là?

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